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Monday, 5 June 2017

Le houmous de belle-maman (recette inside)



De retour de weekend annécien en visite chez mes beaux-parents (remember La bombine), j’ai cette fois ramené dans mon cabas une petite recette simple, fraîche et bien de saison : le houmous.
Rien de révolutionnaire me direz-vous, mais les choses les plus simples ne sont-elles pas souvent les meilleures ? 


Pour ma part, dès l'arrivée des beaux jours, je n’aime rien tant que les grandes assiettes froides, associant les préparations façon mezzés : un peu de houmous + un peu de caviar d’aubergines + un peu de poivrons marinés + un peu de taboulé (à la libanaise) = beaucoup de bonheur dans mes papilles.
Et c’est  précisément ce que nous avait préparé ma belle-maman pour notre arrivée, aleluya-triple-salto-prosternation.

Tout étant bien sûr confectionné par ses soins, avec des produits frais en direct du marché d’Annecy et de son petit producteur bio.

Si tout brillait par ses saveurs, c’est de l’houmous dont je vais vous parler aujourd’hui car je l’ai découvert sous un jour nouveau. Non pas que je n’aimais pas le houmous jusqu’à présent, mais il n’était pas en tête de mes mezzés favoris, largement détrônés par les caviar d’aubergines, tzatziki ou autres tapenades. Je le trouvais un peu pâteux, étouffe-chrétien et moins raffiné que ses voisins.
Il faut croire que je n’en avais jamais mangé de vraiment bon, car celui-ci était léger en bouche, très fin et particulièrement savoureux. 

Alors pourquoi une telle différence ? 
Je suis partie en quête de LA recette que Françoise m’a livrée de bon cœur.

Cinq ingrédients seulement sont la clé de cette recette :

-         Une boite de pois chiche (ici 250 g égoutté)
-         Du tahiné (purée de sésame) : 2 cuillères à soupes
-          3 gousses d’ail si c’est du frais (une seule si c’est du sec)
-          Le jus d’un citron
-          1 filet d’huile d’olive

 Et c’est là que je vous livre l’étape secrète, celle qui fait que cet houmous sort du lot : il faut éplucher les pois chiches. Un par un. Non, ne partez pas en courant, c’est presque vite fait (et surtout ça vaut le coup).
L’astuce pour que le pois chiche se laisse déshabiller d’un coup de doigt agile ?  L’ébouillanter 3 minutes (comme les tomates). Une fois blanchi, passez-les sous un jet d’eau froide et la peau se décolle (presque) toute seule : à deux nous avons mis à peine 5 minutes à éplucher le contenu du bocal.

Double avantage de l’épluchage du pois-chiche : un houmous beaucoup plus fin et léger, mais aussi un houmous bien plus digeste. C’est effectivement la peau des légumineuses qui les rend difficiles à digérer et qui provoque des ballonnements et des gaz chez les intestins sensibles.

Une fois les pois chiches dénudés, il suffit de les mixer avec l’ail, le tahiné, le jus de citron et le filet d’huile d’olive.

Deuxième astuce : ajustez avec l’eau de cuisson du pois chiche pour obtenir la consistance souhaitée.
Personnellement je pense qu’un bon houmous ne doit pas être trop épais (sachant qu’il épaissira au frais), et nous avons donc ajouté l’équivalent de 3 cuillères à soupe de liquide pour obtenir LA bonne texture.

Ajoutez pour finir une belle pincée de sel et placez au réfrigérateur pendant au moins une heure avant de servir, un bon houmous se doit d’être bien frais.

Nutritionnellement parlant ça donne quoi ?

L’houmous est une recette relativement énergétique puisqu’il marie des glucides complexes et de la purée d’oléagineux pour titrer presque 300 calories aux 100 g.
Mais, comme toujours, il faut ramener cette valeur aux quantités consommées, et l’houmous se mange en petite quantité. Ainsi, trois belles cuillères à soupe dans votre assiette apportent environ 150 calories, rien d’exceptionnel donc.
C’est par ailleurs un plat très sain, puisque les pois chiches ont un index glycémique bas (pas de pic de glycémie = pas de sécrétion d’insuline = bon rassasiement et moins de stockage des graisses) et le sésame est un oléagineux riche en acides gras poly et mono insaturés, à savoir des graisses cardio protectrices.

Enfin, pour tous les veggies : l’association céréales/légumineuses rendant les protéines végétales aussi bien assimilées que les protéines animales, vous aurez le combo parfait avec les alliances pain/houmous ou encore taboulé/houmous (je trouve personnellement la dernière association divine).

buen provecho y besos todos






Wednesday, 5 April 2017

Le Poke Bowl, néo Bo-bun?



A moins de vivre dans une contrée lointaine recluse et 2.0-free, vous avez forcément entendu parler du Poke Bowl. Nouvelle lubie des foodista, qui s’en sont emparés en 2016 pour en faire le nouveau it-plat, reléguant les bo-bun et autres avocado toasts au rang de has been.

Kesako ?

Non ce n’est pas une balle pour attraper les pokémon (ça c'est la pokeball), le poke bowl (prononcer Pokaï) est un plat qui nous vient tout droit d’hawaï (rien que pour ça on l’aime déjà) et qui se présente dans un bol (d’où le bowl) et contient des dés de poisson cru et marinés dans de la sauce soja, de l’huile de sésame, du vinaigre de riz et des épices - Poke en Hawaïen - à mi-chemin entre le ceviche mexicain et le shirashi mariné japonais (ma définition du bonheur).
A ce poke, disposé dans un grand bol, s’ajoute traditionnellement : des légumes et fruits (tomates, avocat, mangue), du riz et des graines. Ça, c’est la version béta.

Le Poke bowl a ensuite été détourné et twisté de mille façons par la foodosphère : épeautre, boulgour, riz sauvage venant remplacer le riz blanc, ajout d'avocat, d’oignon nouveau, d’algues, d’échalotes frites, de chou râpé, de kale, de gingembre mariné,  de pousses germées, de coriandre fraîche, bref tous les coups sont permis, du moment que c’est healthy.

Qui dit Poke bowl dit couleur, fraîcheur, croustillant et équilibre. Il est représentatif de la tendance eat-clean (manger sain) : raffiné mais rassasiant, fin mais gourmand, sain sans être frugal.

Attention tout de même à ne pas abuser des oléagineux(avocat, graines et noix) qui peuvent faire doubler la ration calorique et lipidique de notre bol.

Le bon ratio ?

Pour un Poke équilibré, rassasiant et peu calorique (une 500 aine de calories le bol de 350 g à la louche) il nous faudra :

¼ poisson mariné (thon, saumon, cabillaud…), ¼ féculent(riz, quinoa, blé, semoule ou pois chiches, edamame …), ¼ légumes cuits(courgettes al dente, pois gourmands, brocolis en fonction des saisons), et ¼ de légumes et/ou fruit crus ou marinés (chou, carottes, concombre, tomates, mangue, ananas …).
Vous pouvez ajouter à cela :
- soit ½ avocat
- soit ¼ d’avocat + 1 cuillère à café de graines/oléagineux (sésame, tournesol, courge, lin, noix de cajou etc)
- soit 1 cuillère à soupe de graines/ oléagineux. 

Les herbes fraîches et épices sont, comme toujours, les bienvenues et peuvent s'inviter dans vos bowls sans restriction.

Pour les veggies/vegans : le poisson cru peut être remplacé par du tofu ou du tempeh mariné ou fumé.

Je ne mets pas fin à un suspense insoutenable en vous avouant que j’en raffole (coucou le mouton de panurge). Le poke a tout pour me plaire : du goût, des saveurs exotiques, des textures qui se complètent (ça croque, ça fond, ça craque et ça pétille) des couleurs pour le plaisir des yeux. 

Comme je le dis souvent, la satiété passe par l’estomac rempli certes, mais elle est aussi nettement boostée par des sens comblés : goût pour les papilles, odeurs pour le nez, couleurs pour les yeux.
Avec un joli Poke bowl devant moi, je suis déjà à moitié rassasiée (mais tu me laisses le manger quand même merci).

Sur ce, à vos bowl, et n’hésitez pas à faire tourner vos idées d’ingrédients miracles pour des Pokaï de génie.


Besos todos

Wednesday, 30 November 2016

5 conseils pour hiberner sans s'empâter





Ça y est, le peu de feuilles dorées qui restaient courageusement accrochées à leur branche ont chu misérablement sur le trottoir, sonnant le glas de l’automne et ouvrant le bal de l’hiver.

Hiver, ce long tunnel sombre durant lequel le commun des mortels (moi), ne voient la lumière du jour qu’au travers des fenêtres de leur bureau (le soleil partageant, de facto, mes horaires de travail puisqu’il pointe à 9h et à 18h).

Hiver, saison où le mercure flirte avec le zéro,  engourdissant sournoisement nos petits membres et phagocytant le peu de motivation qu’il nous restait pour faire quoi que ce soit d’autre que se mettre au chaud sous un plaid, au fond de notre canapé. Avec un chocolat chaud. Et des gâteaux.

Hiver, saison où un vieux monsieur en surpoids, avec un bonnet rouge et une hotte, est le prétexte tout trouvé pour boulotter des mets, certes délicieux, mais non moins riches et gras. Je suis d’ailleurs en train de peaufiner ma lettre à Santa (Cher petit papa noël, je voudrais que cette année, la dinde farcie, le foie gras, la bûche et les ferrero rochers soit à 0% de calories. Tu peux te rattraper sur les carottes râpées si tu veux.)

Hiver, saison où ta garde-robe est tellement couvrante que tu ne vois même pas tes cellules graisseuses proliférer perfidement. Et de toutes façons, quand tu t’habilles le matin et te déshabilles le soir, il fait nuit, donc tu ne vois rien.

Hiver, saison où tu penses que le froid mordant a au moins l’avantage de te faire brûler plus de calories, et donc de te permettre de manger davantage. Sauf que point du tout (à part si tu es ouvrier en bâtiment ou livreur à vélo) : entre le chauffage central, les doudounes maxi-couvrantes et notre appétence aux activités sportives nettement diminuées, nos besoins caloriques sont strictement les mêmes qu’au cœur de l’été.

Voilà comment, si l’on ne déploie pas le PUPSH (plan d’urgence protection de silhouette harmonieuse) (en 5 points), on se retrouve à pleurer lamentablement devant notre miroir dès les premières lueurs printanières.

-          1- Je bannie la nourriture industrielle. (tant que faire se peut) L’avantage de l’hiver, c’est qu’on a envie d’être chez soi plus souvent et plus longtemps (=hibernation) : on a donc le temps de cuisiner. Et cuisiner ce qu’on mange, c’est (quasiment toujours) manger moins calorique. Alors on ressort casseroles, fait-tout, wok, cocottes et cie et on se mitonne des petits plats réconfortants et pas trop riches avec la règle suivante : moitié légumes, moitié féculents, viande peu grasse ou poisson, et l’équivalent d’une cuillère à soupe de gras (beurre ou huile) par personne pour le plat.

-          2- Je cuisine au vin : rouge ou blanc, le vin se prête parfaitement bien aux plats hivernaux, leurs donnant des saveurs savoyardes. Lors de la cuisson, l’alcool s’évapore (et donc les calories) et ne reste que les arômes et un jus de cuisson light.
  
-          3- Je mange épicé (à défaut de gras) : les épices réchauffent et permettent d’avoir la main plus leste sur les matières grasses. A nous les curry et autres colombo (attention au lait de coco, très gras, que l’on peut remplacer avantageusement par un yaourt velouté).

-          4- Je me méfie des pauses chocolat chaud et autres cappuccinos à répétition. On a souvent l’impression que ce qu’on boit ne compte pas vraiment, grosse erreur. Un grand capuccino Starbucks  peut titrer jusqu’à 300 calories (soit plus qu’un Mars).
On les remplace donc par des thés ou tisanes épicés ou très parfumés, qui réchauffent et réconfortent sans nous plomber. Si on tient au chocolat : on choisit du cacao non sucré et du lait ½ écrémé, avec une petite cuillère de sucre de coco, de miel ou de sirop d’agave (index glycémique bas).
  
-          5- Je lutte contre la (grande) force d’attraction de mon canapé. Les plus courageux et déterminés iront braver le froid pour un run, une balade à vélo ou une simple marche rapide (1/4 de calories brûlées en + pour lutter contre le froid) (pour une fois qu’il nous est utile).
Les frileux se contenteront de sport en salle (qui a dit en chambre ?), de parties de WII sport ou de séance d’abdo/fessiers sur youtube.

Je vous expliquerais aussi tantôt, comment ne pas succomber aux repas de fêtes de fin d'année par overdose de calories.

Besos todos

(Illustration de la génialissime Margaux Motin)

Friday, 4 November 2016

Le potimarron a tout bon !



C’est un cousin de la citrouille, hybride entre le potiron et la châtaigne, dont il a la forme et un léger goût de noisette. Plus goutteux et sucré que le potiron, sa chair est aussi plus dense, presque farineuse.
Il se cuisine facilement et se prête à plusieurs recettes automnales. Je l’adore (c’est un peu mon soleil de l’automne quand ce dernier nous fait défaut) et le consomme toute la saison jusqu’à n’en plus pouvoir  (j’ai une tendance un peu monomaniaque en cuisine).

Avant même de me pencher sur sa valeur calorique et nutritive, je m’étais entichée de sa chair très parfumée et m’étais laissée séduire par son immense atout : pas besoin de l’éplucher, sa peau est fine et se mange ! Oui parce que quand on a déjà du mal à cumuler une vie de famille (nombreuse), une vie professionnelle (multi-tâches) et un semblant de vie sociale, on apprécie beaucoup de ne pas passer par la case épluchage d’une courge à la peau dure et épaisse qui s’accompagne d’un risque hautement élevé de se sectionner un bout de doigt (et je sais pas pour vous mais moi je m'en sers tous les jours de mes doigts). 

Personnellement, c’est en grande partie pour ces raisons (flemme ou prudence?) que j’ai littéralement abandonné le potiron et délaissé la butternut, cette dernière que j’avais pourtant découverte avant le potimarron et que j’affectionnais particulièrement.

Et sur le plan nutritif ça donne quoi ?

Un concentré de vitamines et de minéraux (c’est l’apanage des légumes très colorés) pour un apport calorique plus que raisonnable.

Oui, malgré sa saveur sucrée et sa chair épaisse qui rappelle presque un féculent, le potimarron n’apporte que 26 calories aux 100g, ce qui nous laisse le loisir de l’accommoder d’ingrédients sympa (crème, fromage, lardons) sans (trop) plomber la note calorique de la recette.

Son point fort est bien entendu sa très forte teneur en béta carotène, à l’origine de sa belle couleur orange brique. Une simple portion de 200g suffit à couvrir les besoins journaliers et à redonner un peu de couleur à notre teint blafard.

Il peut également se targuer d’être une source intéressante de vitamine C, et d’être riche en fibres (à plus forte raison lorsqu’on le consomme avec sa peau).

Quelles recettes pour le potimarron ?

Rôti au four :

Un de mes bestsellers d’automne. Je découpe le potimarron en morceaux, les mets dans un Tupperware avec un peu d’huile d’olive, de sauce soja et de miel (on peut y rajouter du thym ou des épices) et je secoue bien pour « enrober » chaque morceau du mélange. Je dispose les morceaux sur une plaque et mets le tout à four moyen (160) pendant ¾ d’heure à une heure en retournant régulièrement et en surveillant la cuisson.
Résultat : des morceaux caramélisés, tendres et moelleux.

En gratin :  

Je fais cuire au préalable le potimarron coupé en morceau à la vapeur. Puis je fais revenir des oignons à la poêle, et y ajoute le potimarron cuit. Je laisse un peu cuire le tout ensemble pour que les saveurs se mélangent. Je rajoute un peu de crème fraîche, sel, poivre (voire lardons soyons fous) et mets le tout dans un plat à gratin. Je termine en saupoudrant de parmesan (marche aussi avec le comté ou l’emmental) et au four le temps que ça dore. Pour une version légère : on remplacer les lardons par des allumettes de bacon, on utilise de la crème fraîche à 15% de MG (surtout pas en dessous pitié) et on saupoudre de fromage avec parcimonie (qui a dit "avec qui?").

Servi avec une salade de roquette,on frôle le nirvana (oui j’ai un nirvana accessible so what ?)

En purée ou en soupe :

Je ne vous détaille pas de recette parce que chacun est libre d’y mettre ce qu’il veut. Je trouve pour ma part que le potimarron se marie particulièrement bien avec le lait de coco et la coriandre pour des parfums asiatiques. Sa saveur un peu doucereuse peut aussi être avantageusement relevée par des épices  (curry, curcuma, cumin …) et  de l’ail.





Le potimarron peut également garnir des tartes salées, se faire en soufflé, en flan ou en crumble.

Enfin, je garde le plus audacieux pour la fin : le potimarron peut se manger cru, râpé ou émincé finement, à la façon d’une saladede carottes râpées revisitée. On bénéficie ainsi de l’intégralité de sa vitamine C (sensible à la cuisson) et on impressionne nos convives interloqués par tant d’hardiesse.
Voilà, j’ai terminé de vous vendre le potimarron, qui depuis quelques années s’est démocratisé sur les étals du marché, si bien que je n’ai plus peur de dévoiler ses bienfaits et atouts (il m’en restera toujours).

Besos todos

Monday, 1 August 2016

1 an !



Un an déjà que je me suis décidée à publier mon premier billet sur Les Frites Vertes, après avoir mûrie l’idée quelques bons mois. Je voulais un blog dont la thématique serait la diététique, mais qui soit aussi très personnel, léger, déculpabilisant et distrayant (rien que ça oui). De là à dire que j’y suis arrivée il n’y a qu’une poignée de calories, que je me garderais bien de grignoter.
En tous cas, je me réjouis de voir que 366 jours plus tard (merci l'année bissextile), mon blog est toujours là, avec un nombre de lecteurs fidèles que je n’aurais pas soupçonnés au départ,  qui commentent toujours de façon bienveillante et cordiale mes petits conseils et ça, ça n’a pas de prix.


Alors merci à tous ! <3

Merci à Caro d’avoir relayé un de mes premiers billets sur son blog, lui donnant ainsi son premier coup de pouce de taille en m’amenant une pelletée de visiteurs (et les lecteurs de Caro c’est un peu le caviar des lecteurs). Merci à Violette (le soleil du net) qui a partagé un autre billet sur sa page facebook, me prêtant aussi une parcelle de ses trendy-modeux-followers.
Merci à Julia d’avoir parlé à deux reprises de mon blog sur sa chronique de Télématin.
Merci à Carole de cuisiner en paix de me suivre depuis le début et de m'avoir fait entrer dans sa blogosphère-culinaire.
Merci à ma beastie Lorène de m’avoir soutenue depuis la création du blog, me soufflant quelques sujets et me harcelant dès que je laisse passer un peu trop de temps entre deux billets.
Merci aussi à … comment ça je ne suis pas en train de recevoir un Oscar ?

Bon, ok, trêve de remerciement,  je vais donc fêter ce premier anniversaire avec un petit concours mettant en jeu une consultation diététique personnalisée chez moi-même (sisi). Le gagnant pourra voir à quel point ma cuisine ne regorge pas uniquement de quinoa bio, de graines de chia et de tofu.

Pour participer, il suffit de répondre (correctement) à cette question, dont la réponse est quelque part sur le blog (si tu es lecteur assidu, la réponse coule de source).

The question is : Au restaurant, une salade composée est-elle toujours un meilleur choix minceur qu’un Burger?  
Vrai ou faux (et pourquoi en 2 lignes sinon c'est trop faç' )

Ma fille tirera au sort le commentaire gagnant le samedi 6 août, de sa petite main potelée (la valide) et innocente.
Et comme, qui dit anniversaire dit aussi gâteau (d’anniversaire), je me suis auto-préparée (vous noterez comme je suis attentionnée) un joli-healthy-pas-trop-calorique-birthday-cake.
Je ne l’appellerais pas gâteau minceur parce que je suis contre ce type de dénomination susceptible de pousser les plus crédules à en reprendre 3 fois, même sans faim, sous prétexte qu’il est léger. Mais je peux vous dire qu’il est sain, bon, plus rassasiant qu’un cake Brossard, et plutôt moins caloriques aussi.

De quoi avez-vous besoin

- 1 yaourt (dans son pot) (qu’on réutilisera) (oui je sais, je ne mettrais pas de copyright)
- 1 pot de farine
- 2 pots de flocons d’avoine
- ½  pot de sucre (j’aime bien le sucre de fleur de coco : très goûtu et à Index glycémique bas)
- ½ pot d’huile de coco
- 1 compote de pomme sans sucre ajoutée
- 2 cuillères à soupe de purée d’amande (ou de cajou)
- une banane écrasée
- 40 g de chocolat noir en pépites (à la fleur de sel pour moi)
- 3 œufs
- ½ sachet de levure chimique
-  des graines de courges pour la déco (et le goût)




Recette 

On mélange tous les ingrédients dans l’ordre de la liste (ou pas) en remuant bien entre  chaque  étape    (oui je  sais,  « facile » mais qui a dit qu’une recette devait être compliquée pour être bonne hein ?)
On met la préparation dans un moule préalablement beurré (ou huile de coco-té) et on enfourne à 180° pendant 30 minutes.
Tadaaaaam :


Sur ce, je vous souhaite bon appétit et m’en vais déguster mon gâteau en attendant vos réponses :)

Petite lécheuse de plat professionnelle 



Monday, 8 February 2016

Année du singe et Curry Thaï (avec recette inside)


Ce weekend (vous noterez que je n’ai pas mis le trait d’union, je suis très docile de la réforme) (non je n’ouvre pas de débat, malheureuse !) c’était le nouvel an chinois. Quelle meilleure occasion pour vous parler de mon curry thaï, dont je vous avais d'ailleurs promis la recette ici ? Aucune.

Je ne vous ai jamais caché que j’étais une grande amatrice de gastronomie asiatique (thaï et vietnamienne en particulier), qui a le mérite de concilier finesse, saveur et équilibre (si tant est que l'on fasse les bons choix bien entendu).  

Salades de bœuf pimenté, rouleaux de printemps et bobun sont mes basiques printemps/été, et le curry vert (bien épicé) est mon grand chouchou pour réchauffer et colorer les soirées hivernales un peu grises.
Typiquement ces jours-ci donc !

C’est parti pour la « recette » (je mets des guillemets parce que je ne suis pas une pointue de la recette et que je crois bien ne l’avoir jamais faite deux fois à l'identique), et on se retrouve plus bas pour le couplet diététique :

Ingrédients pour une cocotte pour 6 personnes (grosso modo):

1 kg de filets de poulet
2 oignons
1 pomme
1 courgette
Des mini épis de maïs
Une petite boite de tomates concassées
De la pâte de curry vert (que je trouve en supermarché asiatique)
2 petites briques de crème de coco (allégée si possible)
Du gingembre
Deux cuillères à soupe d’huile d’arachide
De la coriandre fraîche à gogo (personnellement je l’aime tellement que mon assiette ressemble davantage à de la coriandre au curry)

La recette 

Dans un premier temps, je fais mariner (de 1 heure à 1 nuit en fonction de mon degré de prévoyance) mon poulet (que j’ai préalablement coupé en petits morceaux) dans 2 grosses cuillères à soupe de pâte de curry vert mélangé au gingembre râpé.
Je fais revenir dans l’huile les oignons émincés, la pomme en quartiers fins, et la courgette en tout petits dés. Puis j’ajoute les morceaux de poulet mariné que je laisse dorer 10 minutes.
Puis j’ajoute la crème de coco light et la petite boite de tomate, je baisse le feu et laisse mijoter à feu couvert (longtemps) (Vous noterez la précision de ma recette).


Je surveille que ça n’accroche pas, je goûte et rectifie : en ajoutant de la sauce soja si ça manque de sel, ou du yaourt velouté si j’ai trop dosé en curry (la pâte de curry est une traître et selon les marques peut être extrêmement épicée, j'en fais souvent les frais).

A mi-cuisson je rajoute mes mini épis de maïs (j’aime bien qu’ils restent légèrement croquants).
Quand j’estime que le plat a suffisamment cuit : la courgette, les oignons et la pomme ont fondus et ajoutent de l’onctuosité à la sauce (en plus du goût).

Pour l’accompagner, je fais du riz sauvage : parce qu’il est riche en fibres, vitamines et minéraux, qu’il a un index glycémique beaucoup plus bas que le riz thaï (les pics de glycémie et d'insuline ne passeront pas par moi) mais surtout parce que j’adore ça (on n’oublie pas mon mantra numéro 1 : le PLAISIR).

Enfin, cerise sur le gâteau, la belle poignée de coriandre fraîche sans laquelle le curry ne serait que l’ombre de lui-même (in my opinion).

Et la diététique alors ??

Du poulet, des légumes, des épices … jusque-là tout va bien.
Le curry que je vous propose trouve donc l’essentiel de ses calories dans la crème de coco, d’où l’intérêt de la choisir light.
Celle que j’achète est de la marque Ayam (merci monoprix) et titre presque moitié moins de matière grasse que son homologue entière : à savoir 13 % de matière grasse à la place de 28 %.
Si l’on réduit à la quantité par personne, ça donne environ 10 g de matière grasse la (belle) assiette de curry ce qui reste très correct pour un plat en sauce. 

Si on veut encore réduire les calories, tout en gardant le goût de la crème de coco : on fait moitié crème de coco, moitié yaourt velouté (et on gagne 5 g de lipides).


On ajuste la quantité de riz en fonction de son profil et donc de ses besoins : une femme moyennement active se contentera de 150 à 200 g de riz quand son ado ou mari pourra aisément se resservir 2 fois (oui je sais, le monde de la diététique est pavé d’injustices !).

Je vous suggère une mangue en dessert, qui viendra agréablement ponctuer ce repas diététicorrectement (y a pas de raison, moi aussi je vais réformer la langue française tiens).

Bon appétit à tous :)

PS : pour les photos : la photo de l'assiette a été prise un jour où je n'avais pas de riz sauvage (soyez indulgents!)
Et j'ai commencé à prendre des photos de la préparation mais je me suis arrêtée à mi-parcours (légèrement débordée) (c'est là qu'on voit qu'on ne s'improvise pas blogueuse culinaire) 


Thursday, 4 February 2016

Nos amies les crêpes



Je m’aperçois que j’ai failli laisser filer la chandeleur sans en toucher un mot ici, my bad !

Pourtant, dieu sait que j’aime les crêpes, qu’elles ont la bonne idée d’être relativement clémentes de la calorie et que je suis même à deux doigts de les classer dans les aliments à calories négatives si tant est que vous utilisiez une crêpière en fonte et que vous les fassiez sauter à l’ancienne (bras en béton garantis, moins cher que la salle de sport) (je ne vous fait pas l'affront de préciser que c'est du second degré bien sûr)

J’aime l’idée d’un dessert confectionné avec 3 ingrédients basiques, qu’on a à priori toujours dans nos placards (œufs, lait et farine) simple, efficace, sans fioriture, qu’on peut accommoder à l’infini selon les goûts et les envies. 

Pour peu qu’on ait des enfants, c’est ludique et ça occupe au moins une demi-heure d’un dimanche pluvieux (celles qui savent, savent).

La recette de base est donc on ne peut plus basique : des œufs, du lait (je choisi personnellement toujours du ½ écrémé : moins gras mais autant de vitamines liposolubles et quand même du goût, contrairement à l’écrémé que je trouve insipide) et de la farine.

Pour les quantités, mon moyen mnémotechnique : le même poids en œufs qu’en farine, et environ le triple en lait. Pour une bonne dizaine de crêpes ça donne : 3 œufs, 150 g de farine et 500 ml de lait (les antis lait de vache peuvent aussi choisir des laits végétaux, soja ou amande par exemple).
 Certains rajoutent du sucre, du beurre, du rhum ou des arômes, moi juste une pincée de sel et une gousse de vanille si j’en ai sous la main.

Côté diététique, la pâte à crêpe en elle-même est donc particulièrement intéressante : pauvre en calories (80 l’unité avec la recette ci-dessus), quasi dépourvue de graisse et riche en protéines.

Mais (oui il y a en a quand même un), gare à la cuisson. Cette pâte doit donc être cuite dans une crêpière, et pour peu qu’on ait la main lourde en matière grasse (certains mettent une grosse noisette de beurre à chaque nouvelle crêpe), on risque de quasi doubler la valeur calorique de ladite crêpe.

Ma suggestion : une crêpière antiadhésive pour les plus draconiens ou un sopalin légèrement huilé/beurré essuyé sur la crêpière (pour moi).

Deuxième variable après la cuisson : la garniture bien entendu.

Je ne vous apprendrais pas que le Nutella est particulièrement calorique, puisqu’une petite cuillère à café apporte 80 calories, à savoir autant que la crêpe en elle-même, et que rares sont ceux qui se contenteront d’une cuillère pour garnir leur crêpe.

Dans la famille des garnitures bienveillantes pour notre ligne, nous avons :

-          - Le miel/sirop d’agave/sucre/confitures : avec leurs 30 calories la cuillère à café
-         -  La compote de fruit voire des morceaux de fruits frais (banane par exemple) ou poêlés (pommes, poires..)
-          - La crème de marron : 40 calories la cuillère à café avec index glycémique bas en bonus
-          - Pour les fondus de chocolat : préférez du chocolat noir fondu avec un peu de lait (plus riche en cacao, moins en sucre et en graisses que le nutella)
-         -  Pour les accros à la chantilly, ce n’est pas une hérésie que d’en ajouter un « pshit » (30 calories la cuillère à soupe), d’autant qu’elle existe en light (15 calories).

Attention aux ajouts intempestifs de noix de coco râpée, noisette hâchée et caramélisées, cerneaux de noix qui font vite grimper l’addition caloriques sous leurs airs innocents

Voilà, sur ce, je sais déjà comment je vais occuper mon samedi après-midi qui s'annonce pluvieux (on se console comme on peut) et je suis d'ailleurs preneuse d'idées, recettes, suggestions si vous en avez!

Monday, 1 February 2016

La bombine de belle-maman




De retour de weekend Annécien chez mes beaux-parents, j’ai profité de ce petit séjour pour vous ramener dans ma valise une recette … Ardèchoise ! Non pas que je sois fâchée avec la gastronomie Savoyarde que j’affectionne, mais qui trouve moins facilement sa place dans Les Frites Vertes.

C’est donc un billet que je dédicace à ma belle-maman Françoise, qui est probablement née avec une cuillère en bois dans une main et une mandoline dans l’autre, tant la cuisine lui semble innée.
Quand elle s’anime devant ses fourneaux le spectacle est assez fascinant : point de livre de recettes ni de verre doseur ou de balance de table, elle épluche, émince, saupoudre, remue et mitonne comme elle respire, déambulant du placard vers l’évier en passant par la cuisinière, dans un joli ballet naturellement et parfaitement orchestré. Tout cela en tenant une discussion animée, là où personnellement j’ai besoin d'une concentration parfaite et envoie balader les pauvres aventureux qui viennent me tenir compagnie en cuisine. 

Chacun des repas qu’elle prépare fait le bonheur de mes papilles tout en ayant comme indéniable atout d’être sain et équilibré, so what else ?

C’est donc la recette de la bombine, que Françoise tient d’une cousine ardéchoise (et qu’elle me prépare à chacune de mes visites tant elle y connait mon attachement), que j’ai décidé de vous livrer aujourd'hui.

Qu’est-ce que la bombine ?

Traditionnellement, la bombine est un plat à base de pomme de terre, carottes et oignons en cubes, pied de porc et poitrine fumée, le tout cuit au four dans une cocotte  en fonte.
La bombine de Françoise est une version autrement plus fine et légère, moins rustique et plus gastronome pour un plat complet, équilibré et peu gras : elle remplace judicieusement le lard/pied de porc par des tranches de jambon de pays dont elle aura pris le soin d’ôter l’excès de gras, et ajoute une touche de couleur et de fraîcheur en incluant de la tomate à la recette. Et à défaut de gros morceaux, Françoise utilise sa mandoline pour émincer finement les pommes de terre, carottes et oignons qu’elle superposera en couches alternées. Le résultat est donc assez proche d’un tian de légumes amélioré.

En avant pour la recette : (une cocotte en fonte pour 6 personnes)



-          1,5 kg de pommes de terre
-          3 belles carottes
-          2 oignons (fonctionne aussi avec de l’échalote)
-          3 tomates
-          300 g de jambon fumé (ou bacon/viandes des grisons/épaule fumé)
-          Poivre, herbes de Provence en poudre, huile d’olive

On commence donc par badigeonner le fond d’une cocotte en fonte d’un filet d’huile d’olive. Puis le principe est simple : on alterne les couches de jambon de pays, de pommes de terre émincées, de carottes, d’oignons et de tomate (coupées en fines tranches) tout en assaisonnant légèrement chaque couche. On termine par les tomates qu’on arrose d’un léger filet d’huile d’olive, puis on mouille avec un peu d’eau. 






















Françoise commence la cuisson sur la plaque afin de faire « revenir » un peu le fond, puis quand la cocotte commence à dégager un agréable fumet elle enfourne le tout à four moyen (150°) pendant 2 bonnes heures.

Et nutritionnellement ça donne quoi ?

C’est le plat complet parfait : avec un total de 420 calories la belle assiette, avec la juste dose de glucides complexes apportés par les pommes de terre, peu de graisses (et que des bonnes), apportées par l’huile d’olive, une petite portion de protéines maigres avec le jambon de pays (qui est d’ailleurs facultatifs pour les végétariens) et enfin des fibres vitamines et minéraux à foison avec les carottes, oignons et tomates.

 Je vous laisse avec une photo de cette ville enchanteresse, précisément le pont des amours qui porte si bien son nom :



 

Wednesday, 27 January 2016

Les 8 commandements pour une pizza diététiquement correcte




1. De la pâte à pain je choisirai : à défaut d’une pâte à pizza du commerce, bien souvent plus riche en matière grasse (8%) et donc plus calorique. Autre option, et surement la meilleure, faire sa pâte soi-même et en y incorporant une seule cuillère à soupe d’huile d’olive pour le goût (à laquelle on peut également ajouter quelques pincées de thym ou d’origan pour combler en saveurs, le manque de matière grasse). Si on veut friser la perfection, on utilise une farine complète plus riche en fibres et rassasiante.

2. Très fine, la pâte, j’étalerai : cela va sans dire, plus fine sera la pâte, plus grande sera votre part de pizza à poids égal de pâte (et c'est toujours plus sympa d'avoir une grande part, non?). Idéalement, on compte 100 g de pâte à garnir pour un repas pizza équilibré.

3. Un coulis de tomate nature j’utiliserai : et non une sauce du commerce, là encore riche en matière grasse. Le plus : faire revenir un oignon en petits dés dans une cuillère à café d’huile d’olive, jusqu’à ce qu’il blondisse et y ajouter le coulis nature. On n’oublie pas, bien sûr, de l’assaisonner : sel (point trop n'en faut en cas de jambon/saumon ou autre salaison dans la garniture), poivre, herbes de Provence …

4. De légumes grillés j’abuserai : attention, idéalement grillés et non marinés ! On mise sur des rondelles de courgettes, des tranches d’aubergines, des cœurs d’artichauts ou encore des champignons ou des poivrons grillés au four ou sur pierrade. Les tomates séchées sont aussi parfaites pour apporter du gout et de la couleur à moindre coût calorique.
Couleurs, saveurs, vitamines et fibres, what else ?

5. Des protéines je parsèmerai : dés de jambon, de bacon, lamelles de saumon, anchois … viandes maigres et tous les poissons sont à privilégier. On limite en revanche les lardons, le chorizo ou autres charcuteries.

6. La main légère sur le fromage j’aurai, et les fromages forts en goût je privilégierai. Le parmesan a l’avantage de se présenter en poudre ou en copeaux et de pouvoir ainsi se saupoudrer avec parcimonie tout en apportant du goût. On évite les fromages peu goûteux tels que la mozzarella, la ricotta ou le gruyère qui incitent à en mettre davantage, au profit des fromages plus forts en goût : le chèvre, le roquefort ou la fêta grossièrement haché. L’idée étant de se limiter à 40 g sur l’ensemble de la pizza (pour 2 personnes).

7. L’huile pimentée j’oublierai : en qualité d’huile, elle apporte 100% de matières grasses et presque 100 calories la cuillère à soupe. Si on aime manger épicé, on opte pour du piment frais ou en poudre, voire de la harissa.

8. De crudités je l’accompagnerai : salade verte, roquette ou salade mixte (concombre, tomates). D’une part la présence de crudités vous rassasiera plus rapidement, d’autre part elles apporteront des précieuses fibres (alliée minceur) ainsi que des vitamines et des minéraux. Enfin, quoi de meilleur qu’un assortiment de saveurs, de texture, de chaud/froid pour combler tous ses sens ?

Et ça donne quoi, tout ça, niveau calories ?

Pour une belle part de pizza j’ai compté : une demi-pâte du commerce ou une portion de 100 g de pâte à pizza maison, l’équivalent de 40 g de protéines (jambon, allumettes de bacon, poulet émincés, thon, lanières de saumon …), du coulis de tomate et/ou des légumes griller sans compter, 1 cuillère à café d’huile pour faire revenir les légumes, et 20 g de fromage.

Accompagnée d’une salade verte légèrement assaisonnée, cette belle assiette apporte moins de 600 calories parfaitement équilibrées. Elle est pas belle la vie ?  


Autre option : la pizza blanche (sans sauce tomate). On choisit une crème fraîche épaisse à 15%, dont on tartine la pâte finement (3 cuillères à soupe suffisent normalement), on fait blanchir des oignons finement émincés sans matière grasse qu’on dispose sur la crème, on assaisonne bien et on met au four. Dès la sortie du four on parsème de roquette et de quelques pincées de parmesan et on déguste !

Monday, 19 October 2015

Des courges en veux-tu, en voilà !



Légume d’automne par excellence,  à l’image de la citrouille, star de la célèbre fête d’halloween, la courge se décline en une multitude de variétés toutes plus biscornues et colorées les unes que les autres. Elles appartiennent à la famille des cucurbitacées et leur richesse en vitamines et minéraux est inversement proportionnelle à leur teneur en calories, bref, elles ont tout pour plaire.

Quid des courges?

Les cucurbitacées sont une très grande famille de près de 800 espèces divisés en 120 genres !  Il en existe des non comestibles (décoratifs), appelées coloquintes, et des comestibles. Les plus fréquemment commercialisés et consommés en France, sont les suivantes : 

Le potiron 

Il est souvent confondu, à tort, avec la citrouille, tous deux oranges et de grande taille, mais sa chair est plus fine et sucrée que sa cousine. Cette dernière est en effet assez fade, plus filandreuse et on l’utilise plutôt pour la creuser et la décorer pour Halloween. Personnellement, j’ai toujours un peu mal au cœur de jeter le contenu de la citrouille une fois creusée, du coup je la cuis, la mixe et l’additionne de (beaucoup) de crème, sel, poivre, crème, lait de coco, épices … 
Le potiron, lui, est de forme aplatit, la couleur de sa peau va de l’orange au vert et sa chair savoureuse est orangée. Il est, le plus fréquemment, préparé sous forme de soupe, purée, gratin ou tarte.

Ma recette phare :

La pumpkin pie (tarte à la citrouille)(qui est en fait du potiron donc), célèbre tarte d’halloween. 
La recette est simple :
-          Une pâte brisée
-          3 œufs
-          20 cl de lait concentré non sucré
-          150 g de cassonade
-          1 kg de potiron
-          Gingembre et cannelle

Je récolte la chair du potiron, de la cuire à la vapeur et d’en faire une purée (les jours de flemme, il y a les galets de purée de potiron nature chez picard qui font très bien l’affaire).
Puis je mélange dans un saladier le lait concentré, la cassonade, les œufs battus, la purée de potiron et les épices. Je verse le mélange sur la pâte brisée et hop, à four chaud pendant ¼ d’heure puis four doux (150°) pendant 30 minutes.
Je laisse refroidir au réfrigérateur et je sers bien frais.
Ce dessert à l’avantage d’être relativement peu calorique et un vivier de vitamines, minéraux et fibres.



La courge butternut :

Elle a une forme de poire et sa peau est de couleur crème. Sa chair orangée, tendre et non filandreuse a un doux goût de beurre, d’où son nom !
Elle est parfaite pour la confection de purées et de soupes, et je vous recommande de la cuire au four afin d’en accentuer encore la saveur « beurrée ». Le goût du beurre sans les calories, qui dit mieux ?

Ma recette phare : la soupe de butternut au lait de coco et à la coriandre.

J’épluche et coupe en gros cubes la courge, et je la fais cuire au four (marche aussi à la vapeur).
Je mets la courge cuite dans une casserole avec 200ml de lait de coco et un ½ verre d’eau et je mixe finement le tout finement. J’assaisonne avec du sel et une pincée de curry et je parsème de coriandre fraîche ciselée.
Une entrée fine et aux allures exotiques, qui fait toujours son petit effet.



La courge spaghetti :

La plus étonnante de toutes je trouve : après cuisson, sa chair donne des filaments fermes rappelant les spaghettis (d’où son nom !).
La préparer est simplissime : il suffit de la mettre entière au four, pendant ¾ d’heure à 1h15 en fonction de sa taille. Une fois cuite, coupez là en deux dans le sens de la longueur, retirez les pépins et grattez l’intérieur à l’aide d’une fourchette pour en retirer les spaghettis.

Ma recette phare : le gratin de courge spaghetti
Je récolte donc les spaghettis que je mélange à 2 œufs, 20 cl de crème liquide, sel, poivre, noix muscade et une poignée de fromage râpé, puis je mets au four pendant ½ heure.



Le potimarron :

(Mon préféré) Aussi appelé courge Hokkaido ou courge châtaigne car sa forme et son goût rappellent celui de la châtaigne, Il est originaire du japon et son importation récente en France a rencontré un franc succès.
Le petit plus pour les pressés : il n’est pas nécessaire de l’éplucher car sa peau fine est comestible, ce qui rend sa préparation très simple.

Ma recette phare : Le potiron rôti au four
Je coupe le potimarron en tranches relativement fines, je les pose sur une plaque à four et je les badigeonne d’huile d’olive et d’un (petit) filet de sirop d’érable (marche aussi avec du miel) + sel et poivre.
Je laisse cuire 30 minutes en les retournant à mi-cuisson (si besoin, remettre huile/sirop d’érable).



Leur intérêt nutritionnel :

Malgré leur saveur sucrée et leur chair souvent « farineuse » (surtout pour le potimarron), les courges sont des légumes peu sucrés et donc peu caloriques : selon les espèces, leur teneur calorique va de 15 à 30 calories au 100 g, avec une teneur en glucides allant de 3 à 5.5 g aux 100 g.  Ce qui permet de les accommoder d’ingrédients plus riches tout en restant raisonnable sur l’addition calorique finale.
Par ailleurs, ils regorgent de vitamines et minéraux : ceux dont la chair est la plus orangée sont en particulier très riches en bêta-carotène, vitamine bonne mine par excellence (et en ce moment ce n’est pas du luxe, les dernières traces du bronzage estival se sont bel et bien fait la malle).

Et les pépins ? 

Tout est bon dans le potiron ! Ne jetez surtout pas les pépins de vos courges, ils sont tous comestibles et sont bourrés de qualités nutritionnelles.
Ils sont notamment très riches en magnésium, en phytostérols (stimule les défenses immunitaires), en zinc, en acides gras essentiels.
Pour les consommer, nettoyez-les à l’eau douce, essuyez-les en les posant sur un sopalin, et disposez-les ensuite à plat sur une plaque de cuisson, que vous mettrez au four à 160°C pendant 45 minutes à 1 heure.
Vous pouvez ensuite les manger nature, les ajouter à vos salades, laitages, céréales ou encore les mettre dans vos pâtes à pain.









Friday, 2 October 2015

Cher apéro-dînatoire



Le weekend arrive, sous le soleil à Paris (une fois n’est pas coutume), j’ai bien envie de prolonger une dernière fois cet été-indien à coup d’apéro dînatoire.

Je ne sais pas ce qui me plait autant dans cette formule, si c’est le fait de « grignoter » avec tout ce que ça implique de régressif (avec les doigts) ou de transgressif (c’est pas bien de grignoter, on nous le serine à longueur de journée), ou si c’est l’orgie de saveurs différentes, la possibilité de goûter à tout et de ne pas se cantonner à un plat unique, aussi bon puisse-t-il être.

Les deux sans doute, mon général !

Bref, entre l’apéro et moi c’est une grande histoire d’amour, que je cherche continuellement à entretenir à coup de nouvelles recettes.

Personnellement, je suis particulièrement friande des dips et tartinades, ces petites sauces ou purées, dans lesquelles on peut tremper des bâtonnets de légumes (carottes, concombres, fenouil, chou-fleur, céleri …) ou des gressins, ou encore à tartiner sur des toasts.

Mes incontournables sont :

-        -   La sauce au roquefort/ciboulette : je mélange du roquefort écrasé et des petits suisses (je choisis personnellement les ½ écrémés, parfait compromis goût/calories à mon avis), de la ciboulette ciselée, sel et poivre.

-          - La tartinade au maquereau ou au thon : une boîte de maquereau (au vin blanc par exemple ou encore à la moutarde) ou une de thon (au naturel), une cuillère à café de moutarde à l’ancienne et une autre de moutarde fine, 2 petits suisses, une échalote finement émincée et de la coriandre fraîche émincée.

-          - La tartinade au saumon fumée : 2 tranches de saumon fumée coupée en petits dés, le jus d’un citron, un petit suisse et de la ciboulette émincée.

-         -  Le caviar d’aubergine : une aubergine cuite entière au four, dont je prélève la chair à la petite cuillère et la mixe avec un filet d’huile d’olive, une pointe d’ail et du sel/poivre.

-          - Le "tzatziki" : (surement pas traditionnel d’où les guillemets) que je fais avec un fromage frais (type saint-morêt), du concombre haché, de la menthe et de la coriandre ainsi qu’une petite gousse d’ail.

-         -  Le guacamole : purée d’avocat bien relevé d’épices, un petit oignon frais finement émincé, de la coriandre et un jus de citron vert (j’y ajoute parfois une demi-tomate grossièrement hachée).

Bref, rien de très sorcier ni de très révolutionnaire, mais si vous avez des recettes de dips qui changent un peu, je suis preneuse !

Pour le reste, je trouve que les makis et les rouleaux de printemps se prêtent parfaitement  l’exercice de l’apéro-dînatoire : ça se picore facilement, on peut varier les recettes à (presque) l’infini, c’est joli et c’est bon !

J’aime bien, notamment, revisiter le rouleau de printemps en y mettant du saumon, ou du poulet, des avocats, des noix de cajou et tout en conservant les traditionnelles herbes fraîches (menthe et coriandre) sans qui le rouleau de printemps n’en est plus un.

Ces quelques lignes ne sont pas très instructives sur le plan diététique je vous le concède,  c'est pourquoi je vous précise que ces petites suggestions de recettes sont des alternatives avantageuses aux rillettes, petits fours et autres saucissons/cacahuètes/plateaux de fromage plus traditionnels.
Attention cependant, les buffets peuvent pousser à manger trop, aussi n'oubliez pas de veiller à manger lentement et d'être attentif aux signaux de la satiété!

Sur ce, je vous souhaite un très diétético-gastronomique weekend.


1ere photo : un apéro dînatoire "les frites vertes" cet été 
2e photo : en pleine prépa de makis

Wednesday, 5 August 2015

LE Burger light (et bon!)




Aujourd’hui, pour varier les plaisirs, je vais vous parler d’un plat d’actualité : le burger/frites.
Celui qui nous nargue à tous les coins de rue, du simple fastfood à tous les néo-resto-branchouilles, sur les cartes desquels ils font la nique aux tomate-mozza et autres cabillaud grillé/légumes du soleil politiquement corrects ...

Alors, est-on tous condamnés :

 - à mourir précocement, le cœur étouffé par les graisses saturées,
-  à courir le marathon de Paris après chaque "craquage"
- ou à manger tristement le colin vapeur et sa farandole de légumes de saison ?

Non les amis! Il existe une alternative ... et dans un élan de grasse grâce, je vous livre ici mes petits secrets personnels qui font passer ce plat tant diabolisé, de la catégorie « malbouffe » à la catégorie « validé par l’organisme intersidéral de santé publique».

Mes devises pour un burger diététiquement correct :

- Le steak haché, maigre, vous choisirez : si vous décortiquez bien le rayon boucherie de votre supermarché, vous constaterez que le steak haché peut afficher plusieurs pourcentages de matières grasses : 5%, 10%, 15% ou encore 20%. Alors inutile d’avoir fait mat ’sup pour savoir que notre ami sera définitivement le 5% de matières grasses. 100 calories de moins déjà !

- La mayonnaise, vous oublierez : la mayonnaise et toutes les autres sauces blanches à base d’huile et d’œufs (béarnaises, cocktail etc. …) sont des pièges à calories : fuyez ! Préférez leur le ketchup ou la sauce barbecues, certes un peu sucrées mais nettement moins caloriques. 100 calories de moins again !

- Le fromage, light, vous préférerez : exit la tranche de toastinette chimique, vive le Merzer, ce fromage naturellement pauvre en matières grasses et riche en goût et en calcium ! (Merzer président !). Et paf, 50 calories de moins dans la vue du big-mac !

- De salade (roquette et mâche ont particulièrement la cote), tomate, oignons, pickles vous abuserez : des fibres, des vitamines, des minéraux, sans calories ou presque, ça se passe de commentaire …

Et les frites alors ? 

Allez, c’est parti pour mon petit couplet diététique :

Savez-vous qu’une portion de frites moyenne vous apporte à peu près un verre plein d’huile ?
Ça fait rêver n’est-ce pas ? D’autant que l’huile est l’aliment le plus calorique qui existe sur terre, si si ! Une cuillère d’huile c’est 100 calories, cadeau pour vos hanches ! Alors un verre plein, je vous laisse imaginer.

Bon, alors comment on fait pour manger des frites sans avoir besoin de faire un triathlon dans la foulée?

- La friteuse vous oublierez, le four vous adopterez : on oublie le bain d’huile donc, et on utilise la technique « Tupperware » : on coupe les frites bien fines et on les mets dans une boite en plastique avec une cuillère seulement d’huile (+ des épices et des herbes de Provences pour le goût et un côté rustique) et on secoue bien.
Une fois les frites recouvertes d’huile, on les étale sur une plaque de cuisson et hop, au four (thermostat : bien chaud, temps : jusque ce soit cuit ).

Et si on veut se la jouer un peu bobo-bio, on utilise des patates douces pour faire nos frites : c’est beau, c’est bon, et c’est riche en béta carotène (vous savez, la vitamine qu’on gobe en gélules avant l’été pour mieux bronzer).

Voilà de quoi mettre un peu de soleil dans vos assiettes et  pouvoir rendre le sourire à mâles et enfants qui partagent vos repas!