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Thursday, 18 May 2017

La loi mannequin enfin appliquée



Elle fait parler d'elle depuis 2015, date à laquelle le gouvernement a proposé cette fameuse loi visant à interdire aux agences de recruter des mannequins dénutries (j’en parlais à l’époque ici).

Alerté par des modèles toujours plus maigres, et une recrudescence des troubles alimentaires chez les jeunes filles (deuxième cause de mortalité chez les 12-24 ans), le gouvernement a finalement obtenu gain de cause au début du mois de mai, puisque deux décrets sur la loi mannequin ont été enfin publiés au journal officiel, 1 ans et demi après qu’ils aient été votés.

Cela sonne t’il le glas de l’apologie de la maigreur ? Rien n’est moins sûr malheureusement. 
Petit décryptage :

Quels sont ces deux décrets ?

Le premier oblige la mention « photo retouchée » sur toute photo à usage commercial, dès lors qu’elle aura subi une modification à l’aide d’un logiciel de retouche pour changer l’apparence corporelle du mannequin. (L'affiche du festival de cannes 2017 qui a tant fait polémique devrait par exemple porter cette mention) 

Le second oblige chaque mannequin travaillant en France, à fournir un certificat médical attestant de sa bonne santé, valable deux ans et délivré par la médecine du travail.

Pourquoi est-ce perfectible ?

D’après l’organisation mondiale de la santé (OMS), l’IMC en dessous duquel une personne est considérée comme maigre est de 18.5.
Or, la loi mannequin autorise un IMC allant jusqu’à 17, en justifiant qu’une femme peut être constitutionnellement maigre tout en étant en bonne santé.
De même qu’une personne peut avoir des troubles sévères de l’alimentation et un IMC à 19. 
Ce qui est vrai.

Alors quel est le problème (me demanderez-vous) ?

Je dirais qu’il y a deux aspects dans cette loi : tout d'abord la protection des mannequins en tant que personnes et ensuite le problème de l’image qu’elles ont sur les consommateurs, en particuliers les jeunes consommatrices qui ont tendance à s’y identifier.
Les deux sont à prendre en compte bien sûr : il est évidement important de protéger les mannequins des dérives alimentaires, provoquées par les exigences totalement aberrantes des agences. Qui n’a pas, par exemple, été profondément choqué par ce récent fait-divers, d’une agence recrutant ses mannequins à la sortie d’hôpitaux pour anorexique ?
En ce sens, ce décret est indispensable.

En revanche, concernant l’aspect de l’image déformée de la femme et ses conséquences sur les consommatrices (qui est un vrai problème de santé publique), cet IMC de 17 est beaucoup trop bas.
Qu’un mannequin  qui mesure 1m75 et pèse 52 kg (IMC de 17) soit en bonne santé ou anorexique n’est pas la vraie question (ce n’est pas marqué sur son front) dans la mesure où ça ne change en rien son extrême maigreur.

Par ailleurs, un certificat médical délivré pour une durée de deux ans part certes d’une bonne intention, mais n’est pas suffisant dans un milieu où les modèles sont souvent amenées à perdre du poids très rapidement avant un défilé.

Aussi, pour que ce décret fasse réellement avancer les choses, je pense qu'il aurait été souhaitable que l’IMC minimum des mannequins soit fixé à 18 ET qu’il soit vérifié avant chaque défilé et chaque shooting. Ce qui parait, malheureusement, difficilement réalisable en pratique.

Et même ainsi, la femme de magazine aurait des mensurations excessivement éloignées de la femme "standard" (même si je déteste ce mot) française, qui mesure 1m63 et pèse 63 kg pour un IMC à 23.4, alors pourquoi un tel écart?

Quelles solutions envisager alors ?

J’en reviens à la même conclusion que précédemment : ne serait-il pas possible d'envisager une image de la femme publicitaire plus proche de la réalité ?
Les agences ne pourraient-elles pas recruter des mannequins aussi diversifiées que la population française, avec par exemple des quotas à respecter : une majorité de femme dont l’IMC serait proche de 23, à savoir la française moyenne (sans appellation grande taille évidement), une minorité de femme à l’IMC proche de 18 et quelques mannequins grande taille (IMC proche de 30)?


Cette idée semble plus proche de la douce illusion que d'une solution envisageable, mais il ne coûte rien de l'évoquer. 
Un jour peut être ...

Besos todos


Wednesday, 15 February 2017

Faut-il vraiment se méfier du lactose?




Je me rends compte que j'ai disserté sur le lait de vache dans mon dernier billet, sans vraiment m'attarder sur le lactose, pourtant aussi célèbre que vilipendé.
La presse minceur et santé ne cesse de débattre à son sujet, les rayons de nos supermarchés regorgent d’aliments certifiés lactose-free et les sites de recettes ont tous leur rubrique sans lactose.
Depuis qu’il a été cloué au pilori par de très nombreux détracteurs qui l’accusent de tous les maux, le lactose, tout comme le gluten, peuvent se targuer d’être les grands boucs émissaires alimentaires de ce début de siècle.
Le lactose souffre en effet d’une mauvaise réputation qui lui colle à la peau, mais est-elle justifiée ?


Qu’est-ce que le lactose ?

Le lactose est le sucre présent dans le lait (tout comme le fructose est le sucre des fruits et le saccharose le sucre en morceau). Il est digéré par une enzyme digestive appelée lactase. On le trouve dans tous les produits laitiers, mais dans des quantités très variables.

Qu’est-ce que l’intolérance au lactose ?

C’est un dysfonctionnement dans le processus de digestion du lactose, du à une absence ou un déficit en lactase (enzyme digestive permettant de dégrader et d’assimiler le lactose). Si le lactose n’est pas digéré correctement, il reste dans le tube digestif et fermente, provoquant gaz, ballonnements et diarrhées. Ces manifestations peuvent s’accompagner de symptômes généraux : maux de tête, fatigue, douleurs musculaires …

C’est une intolérance relativement fréquente, puisque la lactase a tendance à être de moins en moins produite par l’organisme dès la fin de l’enfance jusqu’à l’âge adulte, phénomène normal et non pathologique, lié à la diversification alimentaire.
C’est ainsi qu’une grande partie des adultes sont, à des niveaux très variables, peu tolérants au lactose. La plupart peuvent digérer une quantité de lait raisonnable (une tasse) sans symptômes, d’autres, très intolérants, doivent être très vigilants pour éviter les inconforts digestifs sévères.
La prévalence de cette intolérance varie énormément en fonction des ethnies, puisqu’elle est de 2 à 15% chez les nord européens, et presque de 100% chez les asiatiques.
Ces fortes variations viendraient des habitudes alimentaires différentes et du phénomène d’adaptation génétique.

Il faut enfin savoir que l’intolérance au lactose est très gênante au quotidien mais n’est pas grave et ne peut pas conduire à des complications.

Ou trouve-t-on le lactose ?

On trouve du lactose uniquement dans les produits laitiers, mais les teneurs en lactose varient beaucoup en fonction de leur nature.
Il n’y a plus (ou presque) de lactose dans tous les fromages affinés (camembert, brie, compté, fourme d’Ambert, roquefort..), ni dans le beurre.
Il y en a très peu dans la crème fraîche, qui peut donc être consommée dans les quantités habituelles (une cuillère à soupe dans un plat).
Les yaourts contiennent du lactose mais les ferments lactiques favorisent la digestion du lactose : les personnes modérément intolérantes peuvent donc en consommer sans risque.
Seuls le lait, les fromages frais (fromage blanc, petit suisses, faisselle) en contiennent en quantité significative.
Attention, il faut différencier l’intolérance au lactose commune, et l’hypolactasie (absence de sécrétion de lactase) qui est très rare et implique un régime très strict.

La majorité des intolérances sont modérées, et permettent de manger diversifié en faisant les choix judicieux de produits laitiers et en complétant leurs apports calciques avec d’autres aliments. Par ailleurs, il a été démontré qu’en conservant des petites quantités de lactose intégrées progressivement dans l’alimentation, la tolérance est améliorée (phénomène d’adaptation), il est donc conseillé de ne pas le supprimer totalement.

Attention aux amalgames !

Il existe une confusion entre le lactose et le lait de vache en lui-même, qui fait l’objet de nombreuses polémiques (favoriserait certains cancers, le diabète et l’obésité) dont l’origine ne serait pas le lactose mais la caséine (protéine du lait), les hormones et les facteurs de croissance contenus dans le lait et c’est là un autre débat.

Il ne faut également pas confondre l'intolérance au lactose (très fréquente et bénigne) et l'allergie aux protéines de lait de vache (pathologie sérieuse et rare).


Comment compléter ses apports calciques en cas d’intolérance ?

Pour les intolérants sévères, vous pouvez compléter vos apports calciques (en conservant du fromage) avec :
-          Des eaux calciques (Contrex, Hepar, Talians …)
-          Des laits végétaux enrichis en calcium (soja, amande, riz, avoine, épeautre …)
-          Des oléagineux (amande, noisette …) en vous limitant à une poignée par jour pour ne pas trop augmenter vos apports caloriques (ils sont très riches en lipides).
-          Des légumes et fruits riches en calcium : choux, brocolis, oranges …
-          Des herbes aromatiques : persil, menthe, basilic, origan…
-          Des légumineuses : lentilles, haricots blancs, pois chiche …

Pour conclure, si l’intolérance au lactose est somme toutes très fréquente, il est en pratique facile de s’en accommoder sans pour autant diaboliser tous les produits laitiers, par ailleurs riches et intéressants nutritivement.

Une fois de plus, on constate que les modes et lubies alimentaires s’enchaînent aux gré des périodes : il est courant de voir portés aux nues certains aliments soudainement déclarés « miracles » et d’autres discrédités sans fondements réels.
Les produits laitiers sources de lactose en ont fait les frais avec la préconisation du « sans lactose » à tout va, alors essayons de ne pas céder aveuglément à toutes ces tendance au risque de déséquilibrer notre alimentation et de provoquer des carences évitables.

Mon mantra du jour sera "Si intolérant au lactose je ne suis pas, le régime sans lactose ne passera pas par moi"
A bon entendeur !


Besos todos

Wednesday, 25 January 2017

Pour ou contre le lait de vache? (2è opus)



Le débat sur lait de vache n’en finit plus de faire couler de l’encre, et oppose avec force et conviction les virulents anti et les conventionnels pro-lait.

Si bien que comme souvent avec ce genre de sujets polémiques, il est difficile de faire le tri et de savoir quelle attitude adopter pour sa propre consommation. Et j’avoue que moi-même, pourtant éternelle défenseure du lait et de ses dérivés, j’ai été troublée à la lecture de certaines publications et ai ressenti le besoin de creuser davantage.


Ancestralement, dans les pays européens grands consommateurs de lait et dérivés, les produits laitiers sont placés au rang d’aliment santé par les autorités sanitaires, indispensable à la croissance et à la solidité des os. Les recommandations nutritionnelles françaises sont élevées, puisque l’Agence Nationale Sanitaire et santé (ANSES) estime les besoins de l’adulte à 900 mg de calcium, ce qui représente 3 à 4 produis laitiers par jour.

Mais les anti s’animent depuis quelques années en soulevant des incohérences entre les apports nutritionnels conseillés très différents d’un pays à l’autre, entre les recommandations théoriques et les observations empiriques sur ces populations, et entre les nombreuses études qui se contredisent.

Qui sont les deux camps?


Parmi les anti, on trouve Thierry Souccar, auteur et journaliste, qui a beaucoup fait parler de lui ces dernières années avec les ouvrages « lait, mensonge et propagande » et « le mythe de l’ostéoporose » qui démontrent que les gros consommateurs de lait seraient plus sujet à l’ostéoporose (le paradoxe du calcium), aux fractures, ainsi qu’a plusieurs cancers. Et dans un autre registre, les Professeurs Joyeux et Seignalet qui incriminent le lait dans la survenue de maladies auto-immunes, d’asthme, d’allergie et également de cancers.
Tous trois dénoncent les enjeux économiques (au détriment des enjeux sanitaires) qui poussent les lobbies du lait à étouffer les études et vendre les bienfaits du lait à tous prix.

Parmi les pro, on trouve les organismes de santé publique français  (l’ANSES  avec son programme Plan National Nutrition Santé) le Ministère de la santé, l'institut de veille sanitaire et le conservatoire national des Arts et métiers, qui ont à ce sujet publié un article en 2003 « Alimentation, nutrition et cancer : *vérités, hypothèses et fausses rumeurs », dans lequel on peut lire à propos des accusations sur le lait responsable de cancers :
 Cette idée fausse véhiculée par quelques gourous pseudo scientifiques est particulièrement importante à battre en brèche, compte tenu du fait qu'elle peut amener certains consommateurs à abandonner la prise de ces sources majeures de calcium, nutriment essentiel intervenant, entre autres, dans la minéralisation osseuse. On ne peut en aucun cas mettre en accusation le lait et les produits laitiers en termes de risque de cancer. A l'inverse, on recommande de consommer trois produits laitiers par jour !  

L’organisation Mondiale de Santé (OMS) est de son côté plus nuancée : elle estime les besoins mondiaux en calcium à 550 mg par jour (contre 900mg en France), et préconise une consommation journalière de 2 produits laitiers, complétée par d’autres sources de calcium.

Reprenons point par point les charges retenues contre le lait


- Une augmentation des risques de fractures (paradoxe du calcium)

Suite à la constatation que les pays à très faible consommation lait avaient un taux de fracture plus faible que ceux à forte consommation de lait, de nombreuses études ont été menées pour tenter d'expliquer cette observation.
La dernière en date (étude suédoise en 2014) montre effectivement que les femmes consommant plus de 3 verres de lait avaient 50% de risque de fracture de la hanche de plus que celles qui en boivent moins d’un verre. L’étude est beaucoup moins probante pour les hommes. A contrario : cette même étude montre une tendance inverse pour la consommation de yaourt et de fromages dont la consommation serait cette fois liée à un taux de fracture diminué.
L’élément incriminé dans le lait et que l’on retrouve beaucoup moins dans les yaourts et quasi pas dans le fromage, est le D galactose (le lactose étant issue de sa dégradation).
Ce serait donc uniquement le lait de vache pur qui serait à limiter.

Il faut prendre ces études avec beaucoup de prudence analyse le Pr Patrice Fardelone (chef de service au CHU d’amiens) ce sont des études observationnelles qui ne montrent qu'une association statistique entre la consommation d’un aliment et un risque augmenté de pathologie.
Et René Rizzoli, professeur émérite à l’Université de Genève surenchérit en confirmant qu’ on a besoin de 800 à 1000 mg de calcium par jour. En consommer davantage, ce n’est pas du tout sûr que ce soit bénéfique, mais en consommer moins, on sait que ce n’est pas bon.

- Une augmentation du risque de diabète 

De nombreuses études démontrent que les produits laitiers entier n’ont aucune incidence sur le diabète de type 2, mais que les produits laitiers à teneur réduite en matière grasse auraient même un effet protecteur sur ce diabète. En revanche, on constate depuis des décennies, que les pays forts consommateurs de produits laitiers sont aussi ceux dont la prévalence des diabètes de type 1 est la plus forte.
Forts de cette constatation, des scientifiques ont mené en Finlande une étude (FINIDIA) qui mettrait en évidence une relation entre l’introduction précoce du lait de vache dans l’alimentation du bébé, et les risques qu’il développe un diabète de type 1. En lisant plus en détail l’étude pour comprendre à quoi correspond exactement cette introduction précoce du lait de vache, on comprend qu’il s’agit en fait des laits maternisés (pour les mères ne souhaitant pas allaiter), qui sont des hydrolysas dont les protéines seulement sont celles du lait de vache. En gros : les bébés allaités seraient moins sujet au diabète de type 1 que les bébés nourris au lait maternisés. Peut-on en conclure pour autant que les protéines de lait de vache augmentent les risques de diabète de type 1, ou serait-ce l’allaitement maternel qui aurait un effet protecteur ?

- La prévalence de cancers

C’est le point essentiel mis en avant par Thierry Souccar, mais aussi les professeurs Joyeux et Seignoret  qui se basent sur des études mettant en corrélation la consommation importante de lait et la prévalence des cancers de la prostate pour les hommes et des ovaires pour les femmes. Parallèlement à ces études, d’autres montrent l’absence de corrélation entre les deux facteurs.

Selon le rapport du Fonds Mondial de Recherche contre le Cancer suffisamment de données indiquent que le lait réduirait le risque de cancer du côlon et de la vessie. Le lait et les produits laitiers pourraient également être associés à un risque réduit de cancer du sein. Il n'y a pas de données concluantes démontrant que les produits laitiers augmentent le risque de cancer de la prostate ou de l’ovaire .
Les anti dénoncent là encore le pouvoir des lobbies du lait, qui, en finançant le Fond de recherche, seraient en mesure d’influencer ses conclusions.

- Le lait de vache, uniquement pour les veaux

C’est l’argument principal de nombreux vegan virulents et c’est aussi celui auquel j’apporte le moins de crédit. Ils partent du principe que le lait de la vache est utile pour la croissance du veau, animal pesant en moyenne 45 kg à la naissance, à savoir 15 fois plus qu’un nourrisson humain. Ce lait ne pourrait donc conduire qu’à une suralimentation du bébé et être à l’origine de surpoids, obésité et tout ce qui en découle (cholestérol, diabète etc). Sur ce point, je dirais que personne n’a jamais conseillé le lait de vache en allaitement direct à la naissance, puisque les laits 1er âge et 2è âge catégoriquement préconisés par les pédiatres ont une composition en tous points différentes de celle du lait de la vache.
On ne proposera éventuellement ce lait qu’à partir d’un an (pour ceux qui ne souhaite pas prendre de lait de croissance) et en complément de l’alimentation diversifiée de l’enfant, qui rappelons le, est omnivore.
Leur second argument choc : dans le règne animal, aucune autre espèce que l'homme ne consomme le lait d’un autre animal. Certes, mais devons-nous vraiment faire la liste de ce que nous sommes la seule espèce à faire différemment des autres ? A-t-on par exemple déjà vu des animaux se préparer un bœuf bourguignon ?

Pourquoi les besoins diffèrent selon les pays ?


C’est une question qu’on peut légitimement se poser : nous sommes à priori des êtres humains avec la même constitution, il serait logique que nos besoins soient identiques.
Pourquoi la Grande Bretagne préconise 700 mg de calcium par jour, l’Amérique du nord et le canada 1000 mg, la France 900 et l’OMS (organisation mondiale de santé) seulement  550 mg par jour ?

Les raisons invoquées par l’OMS, qui propose les recommandations les plus basses et de loin, sont que les besoins calciques pourraient varier d'une culture à l'autre pour des raisons génétiques et géographiques, et en fonction des habitudes alimentaires et du mode de vie.
Elle fait donc une moyenne mondiale, en partant du principe qu’il n’y aurait pas de sens à imposer un apport recommandé de 900 mg à des pays en voie de développement, pour lesquels l’ostéoporose n’est pas une préoccupation principale et qui ont un accès limités aux aliments sources de calcium.

Par ailleurs, elle se base sur la constatation que si des études montrent qu'un apport inférieur à 500 mg de calcium à l’adolescence serait clairement nuisible (forte augmentation des fractures à 50 ans), aucune ne montre que consommer plus de 600 mg par jour aurait des bénéfices pour la santé.

Conclusion :


Il est difficile de se faire une opinion tranchée au vue de ces nombreuses études souvent contradictoires et des enjeux économiques engagés.
S’il semble toutefois établi qu’il n’est pas souhaitable d’alerter les consommateurs de lait en leur conseillant d’en réduire leurs apports (aucune étude sérieuse ne mettant en lumière un véritable risque pour une consommation recommandée de 4 produits laitiers par jour), on peut tout de même nuancer les recommandations usuelles qui semblent élevées au regard des préconisations de l’OMS.
Pour ma part, à la lumière de ces nouvelles données, mes préconisations quant à la consommation de produits laitiers seront beaucoup plus tempérées.
Pour les personnes n’ayant pas l’habitude ni le souhait particulier de consommer des produits laitiers, je les encouragerais à consommer ponctuellement ceux qui leur font plaisir et à  favoriser les laits végétaux enrichis en calcium (soja, riz, amande …) et les eaux calciques (contrex, hepar, talians).
Pour les autres, je préconiserai 2 à 3 produits laitiers maximum par jour, en privilégiant les laitages et le fromage et en limitant le lait non transformé à une tasse quotidienne.
Les autres sources de calcium (fruits, légumes, oléagineux …) peuvent être utiles pour compléter ces apports, mais ne pourront pas suffire à eux même.
Et comme toujours en alimentation, je vais prôner la modération et la diversification alimentaire.

N'oublions pas que varier ses aliments au maximum, sans excès ni exclusion est la meilleure façon de limiter les risques alimentaire et de couvrir ses besoins nutritionnels. 

Tuesday, 15 November 2016

Coup de gueule


Est-ce moi qui sature, ou est-ce que ce genre d’articles se fait de plus en plus présent sur la toile?
Dur à dire, mais les voir défiler aux grès de mes navigations quotidiennes m'est de plus en plus pénible. (Je précise que j'ai trouvé tous les articles sous-cités sur des sites féminins respectables)

"10 aliments à éviter ABSOLUMENT quand on veut mincir"

"Les solutions béton pour vraiment perdre du ventre (et rapidement) !"

"10 aliments qui vont brûler vos graisses"

"Ces aliments qui font VRAIMENT mincir"

"Aliments pour réduire le gras et gagner du muscle"

"Ces aliments qui font mincir pour de VRAI"

"Ces 21 astuces qui marchent super bien pour maigrir des cuisses (et des fesses)"

"10 aliments pour booster le volume de ses fesses"

"8 aliments qui luttent naturellement contre le gras du ventre"

"Cette activité 100% farniente qui peut vous faire perdre du poids" (spoil : le bain chaud ( ?!) )

"10 aliments pour maigrir des cuisses"

Des titres racoleurs pour amasser le plus de clic possibles, en jouant de notre crédulité, nous lectrices obsédées par nos kilos récalcitrants.
 Personnellement, je les lis quasi systématiquement, pour « voir » l’étendu du n’importe quoi de l’article, et peste généralement d’avoir eu la faiblesse d’ouvrir.

Alors non, il n’existe pas d’aliments qui fassent maigrir(encore moins qui fassent maigrir spécifiquement des cuisses, du ventre ou du gros orteil), parce que tout aliment quel qu’il soit,  apporte des calories et que pour maigrir, il faut brûler des calories et non pas en ingérer. 

Non, il n’existe pas d’aliment brûle graisse, pas plus qu’il n’existe d’aliment qui booste le volume des fesses ou de la masse musculaire d’une manière générale.

Il n’existe pas de miracle en ce qui concerne l’alimentation, alors cessons d’y croire comme nous avons cessé de croire au Père Noël, à la petite souris (ou aux mails venant d’un ami d’ami qui veut soudainement vous faire don d’un demi-million d’euros et qui a donc besoin de votre rib) (ou a celui qui vous propose de grandir votre pénis) (même si vous n'en avez pas). 

Dès lors que les mots « facilement » « définitivement » « rapidement » et « sans effort » sont utilisés dans une même phrase pour vanter un régime, fuyez (encore plus si ces mots sont en MAJUSCULES).
Et il devrait être interdit d’analyser-vanter-bannir un aliment hors contexte, car un aliment s’insère toujours dans une alimentation globale, plus ou moins calorique, plus ou moins équilibrée, plus ou moins à même de faire grossir ou maigrir. Il n’y a pas de liste d’aliments à bannir ou à « consommer à volonté » tous les aliments peuvent faire grossir ou aider à maigrir si tant est qu'ils sont consommés judicieusement.

Alors soyons forts, boycottons ces articles bas-de-gamme et résistons à l’appel du clic « juste-pour-voir », nous vallons mieux que ça !

A bon entendeur,

Besos todos


Tuesday, 25 October 2016

Régimes miracles



Chaque année donne lieu à de nouveaux régimes tous plus miraculeux, efficaces et peu contraignants les uns que les autres. Perdre du poids est une quête ardue pour beaucoup, et la promesse d’un remède simple et rapide attire toujours les foules, quitte à leurs en faire perdre la raison.

Et pourtant, les candidats à ce genre de régimes ne sont pas tous crédules et naïfs. La majorité d’entre eux sont même des personnes pleines de bon sens, juste désespérées d'enchaîner les régimes sans résultat et de ne pas parvenir à atteindre leur graal (leur poids idéal).

Et en vagabondant dans les méandres du web, je suis tombée sur cet article de Glamour : Perdre 7 kilos en 1 mois avec le régime inversé. Dans les grandes lignes, il suffit d’inverser le petit déjeuner et le dîner pour maigrir "sans efforts".

« Selon le régime inversé, il faudrait manger une bonne dose de protéines le matin (poisson, œufs, viande...), des féculents, des légumes et un fruit. Le midi, rien ne bouge. Le soir, place donc aux céréales ! Mais attention, des céréales non transformées. Donc plutôt des flocons d'avoine que des Frosties ou des Smacks. Oui, c'est moins fun, mais c'est plus diététique. »

En gros, on attaque la journée avec un poulet basquaise (âmes sensibles s’abstenir) et on le termine avec un bol de muesli … et aussi incroyable que ça puisse paraître ( ?) on perd du poids !

Evidemment qu’on perd du poids. Pourquoi ?

Non pas parce que l’organisme brûle mieux le poulet basquaise le matin et les céréales le soir non.
Tout simplement parce qu’en mangeant ainsi, on va forcément manger (beaucoup) moins.

Comment ça marche?

La vie sociale est faite de telle façon que la majorité de nos dérapages et de nos plaisirs ont lieu le soir au dîner : les resto, les sorties, les invitations, les apéros etc

En suivant le régime inversé, on est donc contraints de refuser ces occasions pour dîner en tête à tête avec son porridge. 
Ce qui limite forcément les excès : plus de verre de vin avec des cacahuètes  (ou alors le matin avec le bourguignon?  l’article ne nous le précise pas), plus de dîner à rallonge (entrée, plat, fromage, dessert) que je vous mets au défi de manger au saut du lit avant d’aller travailler, de même que les repas riches tels que le cassoulet, la tartiflette ou le couscous-boulettes risquent de rendre pénible votre matinée de boulot.

Bref, un petit déjeuner qui ressemble vaguement à un dîner les jours de disette, un dîner qui ressemble à un petit déjeuner (et même pas celui du weekend un peu sympa à base de viennoiseries) tout cela sans changer le déjeuner = un quart à un tiers de calories en moins « sans effort » donc.

Ceci est un exemple représentatif de tous les régimes fantaisistes et prétendument miracles. Ils reposent tous sur ce principe : manger moins. Parce qu’en pratique c’est la seule chose qui fait perdre du poids. Rien de si révolutionnaire finalement.

Petit rappel : la perte de poids résulte de la différence entre les entrées de calories (l’alimentation) et les sorties de calories (métabolisme de base + activité physique). Pour perdre du poids, deux choses sont possibles : diminuer les entrées de calories ou augmenter les dépenses (voire les 2 ensembles soyons fous).

C’est donc par exemple le principe de la mono-diète (manger d’un seul aliment : ça marche parce qu’il est techniquement très difficile de manger 1800 calories de pomme par jour, et parce qu’au bout de 12 heures de pommes la lassitude et l’écœurement prennent le dessus), des régimes dissociés(on mange moins parce que manger du fromage sans pain ou des pâtes sans viande = manger moins), du régime soupe au chou (= même principe que la mono-diète, on mange moins), des régime paléo et chrononutrition (= manger moins aussi car beaucoup de contraintes).

Alors, pourquoi est-ce que je n’arrive pas à maigrir en suivant des régimes qui me font manger moins? (me demanderez-vous ?)

Deux raisons principales : 

1/ Parce que la majorité des personnes qui entreprennent des régimes sont trop pressées, et que l’amaigrissement doit se faire lentement pour être durable.
Qui dit perte de poids rapide dit régime trop stricte, dit frustration et faim, dit tentations et craquages.
Pour perdre du poids durablement il faut accepter l’idée que ça puisse prendre un certain temps et que, non, on ne va pas forcément pouvoir rentrer dans le jean taille 38 de notre adolescence en quelques semaines. 

2/ Parce que tous ces régimes fantaisistes sont difficiles à suivre sur la longueur, car incompatibles avec notre vie. Du coup on les arrête brutalement, on revient à nos (mauvaises) habitudes antérieures puisque finalement, on n’a pas appris à mieux manger.
 Il faut donc aussi vérifier que le régime respecte vos goûts et votre rythme de vie (et donc pas un casse-tête chinois quotidien), car ce sont de nouvelles habitudes à prendre qui doivent être acquises pour toujours. (Non, le régime qui fait perdre du poids définitivement, même après son arrêt total, n’existe pas.)

On abandonne donc les régimes abracadabrants et on s'en tient à quelques règles simples :

  •           Ne vous affamez-pas : la faim est le pire ennemi du régime.  
  •          Respectez votre satiété
  •           Ne diabolisez pas les aliments plaisirs : vous être choco-dépendante ? Ne décidez pas que le chocolat ne passera plus par vous, ça ne marchera pas. Autorisez-vous du chocolat dès que l’envie se présente, mais mangez-le en pleine conscience et arrêtez-vous dès que le plaisir décroit.
  •           Mangez lentement, en mâchant bien.
  •           Mangez dans des assiettes plus petites : une petite assiette pleine dupera le cerveau qui aura l’impression d’avoir mangé davantage, contrairement à une grande assiette à moitié vide qui vous laissera sur votre faim.
  •           Ne vous pesez pas tous les jours : Le poids met 2 à 3 jours à réagir après un écart ou après des efforts. Se peser chaque jour est donc trompeur et peut être décourageant. 


 A bon entendeur, besos todos

Wednesday, 6 July 2016

On mange quoi devant l'Euro 2016 (qui change de la pizza) ?




A moins de vivre reclus dans une grotte au fin fond d’une contrée lointaine, vous savez que la France est arrivée en demi-finale de l’Euro. Et phénomène étrange, à ce stade avancé de la compétition même les allergiques au football  (moi) commencent à se prêter au jeu du supporter.

Seuls quelques irréductibles récalcitrants vont profiter du fait que l’ensemble de la population soit devant la télé pour squatter les terrasses délaissées (j’avoue que l’idée n'est pas loin de m'avoir effleurée).

Mais si on est ok pour regarder (en diagonale) un match (en buvant un verre de rosé et refaisant le monde avec sa bestie) à grand renfort de commentaires très pertinents "il est canon le numéro 9 quand même !", pas question de se mettre au régime pizza/chips/saucisson pour autant.

Alors quels sont les secrets d’un plateau-match-de-foot sympa, bon et équilibré ?

Pour être équilibré, le plateau doit (idéalement-dans-un-monde-parfait) réunir :

-          - Des protéines (de préférences peu grasses) : jambon de pays, crevettes, thon (en tartinade), saumon fumé, viande des grisons, surimi …
-          - Du pain (ou dérivés) : pita, tortilla, feuilles de brick …
-          - Des légumes : bâtonnets de légumes (carottes, concombre, céleri, fenouil …) tomates cerises, ou soupe froides (gaspacho)…
-          - Un produit laitier : fromage blanc ou petit suisse (pour préparer des sauces pour les bâtonnets de légumes) ou fromage frais (chèvre frais, saint-morêt …) pour confectionner des toasts ou wraps …
-          - Des fruits 

Qu’est-ce qu’on fait de sympa avec tout ça ?


-         Des wraps 


On garnit des tortilla de maïs ou des wrap de blé d’une sauce à base de petit-suisse/ciboulettes/moutarde ou de fromage frais, de poulet/saumon fumé ou thon et de quelques feuilles de salade (romaine, laitue, ou roquette). On roule bien et on découpe en tronçon.
Exemple d'une recette à base de thon et une autre de poulet.

-         Des bricks 


Alternative originale et légère aux nems et samoussa (très riches), les feuilles de brick peuvent être garnies au grès des envies : thon/fromage frais/ciboulette, poulet/crème légère et curry, bœuf haché maigre/oignons et petits pois, saumon/crème/épinards
Préparer la garniture à la poêle (tout doit être bien cuit), en farcir la feuille de brick.
La plier en triangles, l’attacher en aumônières ou la rouler façon nems, puis la dorer à l’aide d’un pinceau et de jaune d’œuf et à mettre au four une quinzaine de minutes.

-         Des tartines/toasts 


Déclinables à l’infini, les tartines peuvent être froides : tranches d’avocat/rondelles de concombre/crevettes ou tzatziki/saumon fumé/lamelles de radis/ciboulette
ou chaudes façon pizza : sauce tomate maison (oignons/coulis de tomates/origan), jambon cru, champignons, mozzarella passées quelques minutes au four.
A faire de préférence sur du pain au céréales ou complet pour leur index glycémique plus bas (et éviter la fringale de la 3è mi-temps).



-          Des croque-monsieur améliorés (pour ceux qui ont l’appareil adequat)

Ma recette phare : une fondue de courgettes très finement émincées et revenue dans une goutte d’huile d’olive puis mélangée à une vache qui rit et de la viande des grisons ou du jambon de parme, le tout dans du pain de mie aux céréales.
On peut également utiliser de la tapenade et du blanc de poulet, du saumon et du fromage frais, des tomates séchées, de la roquette, une fondue d’oignons et de la viande de grisons
A couper en 4 triangles : bon, joli, sain et coloré

-          


       Des sauces pour dips 


Les bâtonnets de crudités c’est sympa, mais c’est pas foufou. On se confectionne donc des petites sauces variées et appétissantes  pour égayer tout ça. Mes bests : roquefort/petit-suisse/ciboulette, caviar d’aubergine (aubergines en purée/filet d’huile d’olive), houmous maison variés (on encanaille l’houmous traditionnel avec du pesto,  ou un soupçon de harissa ou des tomates séchées lien), guacamole.

-         Des mini-brochettes 

Sur des cure-dents : une bille de melon/une lanière de jambon de pays, une tomate/une bille de mozza, une olive/un dé de concombre/un dé de fêta etc etc
(Recette de la photo ici)
Vous pouvez également faire des brochettes de fruits pour le dessert : pastèque/melon/fraise/feuille de menthe  

Voilà de quoi vous régaler sainement et glamouriser un peu la soirée testostéronnée. 

Attention : prévoyez des quantités conséquentes car il ne faut pas exclure que vos comparses mâles se détournent de leur sacro-sainte pizza pour piocher sur vos plateaux, l’air de rien …


Sur ce, je vous souhaite à tous un bon match (ou un bon non-match) (car ce plateau télé est également compatible avec un visionnage de Bridget Jones).


Tuesday, 22 March 2016

Les frites jaunes




Aujourd'hui Les Frites Vertes portent le deuil en jaune en solidarité  avec nos amis Belges.

A défaut de mots pour l’innommable, toutes mes pensées, mon amour et mon soutien pour eux,



Friday, 18 March 2016

L'Aura du chocolat (ou l'imminence de Pâques)




Plus possible de faire un pas dans un supermarché sans se faire attaquer par une armée de canards, un escadron de lapins ou une nuée d’œufs enrubannés, bref, Pâques approche.

Et comme le hasard ne fait pas toujours bien les choses, il se pointe en même temps que le printemps, provoquant ainsi un dilemme intérieur des plus violents : céder à l’orgie chocolatée ou déloger les quelques kilos-tartiflettes de cet hiver en snobant les cloches ?


Aucun des deux biens sûrs. Jamais de  « jamais » en diététique, vous commencez à le savoir si vous me lisez régulièrement.
Il n’y a pas d’aliments interdits, aussi calorique/sucré/gras/dénués d’intérêt nutritionnel soit-il. De la même façon que le principe des aliments « à volonté » est un non-sens et incite à se remplir sans plaisir.

Mais revenons-en à nos moutons (enfin, à nos lapins) : le chocolat.

Victime de bien des « on dit » en diététique, aussi positifs que négatifs, commençons par un vrai/faux :

-          Le chocolat c’est calorique et gras et sucré et quand on veut maigrir il vaut mieux l’éviter :

Vrai mais faux : certes le chocolat est calorique, puisqu’il apporte en moyenne 550 calories (essentiellement issues du gras et du sucre) aux 100g (tablette fine), soit environ ¼ des besoins caloriques moyens d’une femme de 30 ans moyennement active.
Mais aucune raison néanmoins de le diaboliser et encore moins de le supprimer pour perdre du poids (ou ne pas en prendre).

-          Le chocolat donne des boutons :

Faux : plusieurs études ont été menées dans ce sens, et il n’y aurait aucun lien direct entre la consommation de chocolat et l’apparition de boutons.

-          Le chocolat est un stimulant cérébral :

Vrai ! Des études récentes montrent que la consommation de cacao chez des étudiants, activent certains centres nerveux impliqués dans l’attention. (Je crois que je vais reprendre mes études pour fêter ça moi !)
 
-          Le chocolat a des effets antidépresseurs :

Faux : J’en suis la premières navrées mais il semblerait que cette croyance soit utopique.
Si on peut bien prêter des vertus réconfortantes au chocolat, du fait de son goût sucré (rappelle le lait maternel ou maternisé, premiers souvenirs gustatifs et réconfortants) , si il contient effectivement du magnésium (relaxant), de la phényléthylamine (antidépressive) et des composés xanthiques (supposés donner un coup de fouet) … ils sont tous en quantité trop faible pour avoir une véritable action chimique.

-          Le chocolat est bon pour le cœur :

Vrai ! (pour le noir et riche en cacao uniquement)
Excellente source de flavanols, antioxydants reconnus : la consommation quotidienne d’un carré de chocolat noir aurait de réels effets cardio-protecteurs. Alléluia.

-          Le chocolat est bon pour freiner le déclin cognitif (traduire : pas devenir gaga trop vite) :

Vrai ! Toujours grâce aux sympathiques flavanols présents dans le cacao.

-          Le chocolat permettrait de freiner le vieillissement des cellules :

Encore vrai, et toujours grâce à son exceptionnelle teneur en flavonoïdes, anti-inflammatoire reconnu.  
                                      
Avec tout ça, Pâques devrait être reconnue fête d’utilité publique et les œufs (noirs seulement par contre) remboursés par la sécu non ?

Pour résumer :

-          Le chocolat fait partie des aliments à forte densité calorique (= beaucoup de calories dans un faible volume)

MAIS

-          C’est bon pour les papilles et pour la santé.

La solution :

On modère ! (désolée pour ceux qui attendaient une solution miracle sortie d’un chapeau de magicien du genre « tadaaaa : si vous en mangez précisément 125 g entre minuit et minuit 10 il ne sera pas stocké ! »)

On mange le chocolat en « pleine conscience » : on attend d’en avoir vraiment envie et d’avoir faim, et on le savoure tous sens en éveil, en faisant durer le plaisir.
Le noir n’est pas moins calorique que les autres, donc pour les aficionados du blanc ou du fourré, inutile de choisir du 80% de cacao et de le manger sans plaisir.
L’avantage du noir, hormis le fait qu’il soit riche en cacao avec tous les atouts santé cités ci-dessus, est aussi qu’il est plus fort en goût et plus satiétogène. Du coup, on se satisfait plus rapidement qu’avec du lait ou du blanc ou du fourré (que celui qui fait une orgie de chocolat noir à 85% me fasse signe).

C’est quoi une quantité raisonnable ?

Pour tous ceux qui ont du mal à écouter leurs besoins et à s’arrêter avant la fin de la tablette (ou de l’œuf King Size) voilà quelques repères : en théorie, les produits sucrés doivent apporter idéalement 10% des calories totales de la journée. Si on reprend mon exemple de la femme de 30 ans modérément active, dont les besoins avoisinent les 2000 calories, ça donne 200 calories de chocolat à savoir l’équivalent de 40 g (= 4 carrés) par jour.
Sachant, une fois encore, que l’équilibre ne se fait pas sur la journée, mais vraisemblablement sur la semaine voire sur le mois, donc vous pouvez aussi vous payer le luxe d’une tablette d’un coup si vous avez fait ceinture de sucre pendant 4 jours. (Attention : ce calcul implique que le chocolat soit la seule source de sucre de la journée, donc pas de confitures le matin, de sucre dans le café, de crème dessert à la fin du repas …).

Mon conseil reste le même : avoir des notions quantitatives « conseillées » peut être un bon repère, mais il ne faut pas que vous vous focalisiez sur des quantités à « respecter » à ne « pas dépasser » quitte à manger en automate « parce que vous y avez droit » mais sans vrai plaisir.

Sur ces bons conseils, je vous souhaite un bon weekend !

Photo 1 : Cadeau d'une patiente bien intentionnée


Photo 2 ; Choco-champagne, what else?



Monday, 14 March 2016

Bientôt le printemps? Faisons le ménage dans nos assiettes!




Bonjour à tous, et sorry about cette longue absence due à un ensemble de facteurs cumulés et totalement indépendants de ma volonté (ou presque) : petit road trip en amoureux/grippe/pic de travail/flemme ... mais me voilà de retour, et avec un invité de choix : le soleil!

Oui parce que pendant que je couvais quelques microbes hostiles ce weekend, le soleil s'est enfin décider à percer la grisitude du ciel parisien, ce qui n'était pas une mince affaire.
J'ai donc pu voir ses rayons briller depuis mon lit, à défaut de balade au bois de Vincennes et de running dominicaux sur la coulée verte. Mais comme j'essaye de voir la bouteille à moitié pleine, je me dis que cette grippounette m'aura au moins permis de me reposer de mon éprouvante petite semaine à Barcelone, qui est un peu la ville de la fiesta, ne l'oublions pas.


Me voilà donc, reposée et en pleine forme, pour vous parler de l'arrivée imminente de ma deuxième saison préférée (après l'été), j'ai nommé : le printemps!

Il rime avec rangement et ... régimes miracles! Oui oui, il n'y a pas que les fleurs et les arbres qui bourgeonnent au printemps, il y a aussi la presse minceur et les régimes toujours plus miraculeux et plein de promesses de perte de poids facile et éternelle (à ce train là on se demande bien pourquoi le surpoids n'a pas été totalement éradiqué de la planète, mais c'est un autre débat).

Et comme vous commencez à le savoir, "régime" associé à "miracle" ne font pas partis de mon vocabulaire, alors je vous propose 5 mantras printaniers, simples et sans prétention, pour faire le ménage dans nos menus.

C'est parti !

1/ On mise sur la simplicité :
Exit les plats cuisinés, mijotés, gratinés … retour aux plats de saison, simples et frais pour retrouver le goût authentique des aliments et profiter de tous leurs intérêts nutritionnels !
A nous les viandes grillées, les poissons crus ou cuits en papillote, les légumes braisés  ou juste pochés al dente, les fruits frais, les céréales complètes cuites à la créole, les légumes à la croque au sel, les herbes fraîches … 
La nouveauté 2016? Le Buddha bowl : grand bol réunissant astucieusement crudités/cuidités/céréales et/ou légumineuses/protéines/graines oléagineuses. Ne nous leurrons pas, c'est assez proche de la grosse salade composée, mais l'idée de respecter une dose de chaque groupe et de faire tenir le tout dans un bol (= présentation colorée et attractive assurée) est pour le moins originale.

2/ On remet les crudités à l’honneur 
Après le temps des soupes, ce sont les salades de crudités variées qui nous font de l’œil, alors on en profite !
Elles ont la bonne idée d'apporter pléthore de vitamines, d’oligo-éléments et de minéraux, entièrement préservés par l’absence de cuisson. Par ailleurs, leur croquant et leur teneur en fibres permettent d’apaiser notre faim pour que nous abordions le plat principal sereinement. 
J'ai personnellement testé (après tout le monde oui je SAIS) le chou Kale la semaine dernière et verdict ; sous ses airs hostiles (il est plutôt vert foncé, rugueux et très frisé), une fois attendris et bien assaisonné (je trouve qu'il se marie particulièrement bien avec l'huile de sésame) c'est un régal! Je crois que j'ai trouvé ma nouvelle salade, pour changer un peu de la roquette et des pousses d'épinards.

délicieuse salade from Barça


3/ Le grand retour des grillades 
Le soleil pointe son nez et nous donne systématiquement des envies de viandes grillées, synonymes de barbecue et de plancha (de vacances quoi). Je ne vous l'apprends pas, la grillade est l’alliée minceur de nos repas, puisqu'elle permet de cuire sans (ou presque) de gras, ce qui nous permet d'en rajouter un peu après cuisson (toujours mieux pour la santé), et ainsi d'utiliser des huiles thermo-sensibles mais très goûteuses, telles que les huiles de noix, de noisette ou de sésame. L'avantage indéniable de ces huiles est qu'elles parfument une assiette avec quelques gouttes seulement (=économie calorique assurée). 

La viande n’est d’ailleurs pas le seul candidat à la grillade : les poissons et même les légumes s’y prêtent très bien aussi.

4/ Les papillotes ont la côte  
Une autre façon de cuire simplement viande, poisson, légumes et pommes de terre, tout en préservant leurs qualités nutritionnelles : les papillotes.
Un mode de cuisson ludique et simple, une jolie présentation : la papillote a tout pour plaire.
En aluminium,  papier sulfurisé, feuille de bananiers pour les plus aventureux, la papillote nous permet d’utiliser un minimum de matière grasse pour un maximum de saveurs (pas de "fuite" des particules aromatiques, emprisonnées dans la papillote).
Et tant qu'on est dans la papillote, n'oublions pas les rouleaux de printemps (qui portent bien leur nom) : papillotes de feuille de riz, qui peuvent être garnies selon envies et inspiration, de crudités/crevette/poulet/vermicelles/avocat, oléagineux, coriandre, menthe ... un de mes must printemps/été. 


5/ Les fruits de saison, vedettes de nos desserts 
Si vous êtes comme moi, vous avez besoin de finir vos repas sur une note sucrée ... quitte, selon les choix, à en faire grimper dangereusement le niveau calorique. Le printemps nous sauve en apportant son lot de fruits de saison  qui prendront avantageusement la place des pâtisseries et autres desserts riches qui réconfortaient nos longues soirées d’hiver…



Et voilà, quelques astuces ni-vues-ni-connues pour un printemps léger, tout en faisant la nique aux nouveaux régimes miracles, na!

Arc de triomphe Barcelonais


Monday, 4 January 2016

Minceur : help, après les fêtes, la galette!



Fort de nos bonnes résolutions diététiquement correctes de début d’année, la traditionnelle galette des rois joue un peu les troubles fêtes ! 

Subtile association de pâte feuilleté et de frangipane, deux ingrédients connus pour leur grande richesse en graisse, la galette des rois ne brille pas par sa légèreté …
Alors faut-il bannir la galette ? Ou faire une croix sur ses bonnes résolutions ??

Non bien sûr, pas question de bouder la tradition et encore moins de mettre ses bonnes résolutions au placard. La vie est ponctuée d’occasions de festoyer et il ne s’agit pas de tout refuser au risque de se désociabiliser.

Une galette en dessert oui, mais après un repas léger

Pour apprécier l’équilibre d’un repas, il faut le considérer dans son intégralité (entrée/plat/dessert). Ainsi, qui dit dessert riche (la part de galette traditionnelle avoisine les 500 calories dont une majorité sous forme de graisse), dit entrée et plat peux gras.
Concrètement :
-          si le repas commence par un apéritif, fuyez les saucissons, les amuses gueules (biscuits apéro) et les oléagineux (cacahuètes, noix de cajou) qui sont des mines de graisses.
-          Préférez une entrée de crudité, de poisson ou de fruits de mer et évitez les charcuteries, ou entrées en pâtes (vol au vent, quiches, tartes salées)
-          Et misez sur une viande maigre (rôti de bœuf, volaille, filet mignon) associé à des légumes (poêlée d’haricots verts et champignons)
-          Dans la mesure du possible, on ignore le plateau de fromage. Si vous craquez, préférez une lichette de fromage à pâte dure qui se mange plus facilement sans pain.

Les alternatives à la galette traditionnelle

On trouve de plus en plus de variantes « new wave » à cette galette, pour une épiphanie qui sort de l’ordinaire.
Quid de ces autres galettes ?

La galette aux pommes : La frangipane est remplacée par une purée de pommes caramélisées. Elle est donc sensiblement moins riche.

La galette au chocolat : cette fois, c’est le chocolat qui vole la place de la frangipane. Une recette savoureuse mais non moins calorique que sa sœur traditionnelle.

Les galettes à la pistache/noisette/pralines ou noix : une frangipane non plus à l’amande mais à un autre fruit oléagineux. Des saveurs qui changent mais toujours le même nombre de calories au compteur.

La couronne des rois : on la trouve en Provence mais aussi en Espagne et au Portugal. C’est une brioche en forme de couronne, traditionnellement parfumée à la fleur d’oranger, recouvertes de gros sucre et de fruits confits. Plus légère et moins grasse que la galette traditionnelle, il s’agit cette fois d’une vraie alternative "minceur".

Et pourquoi pas un gâteau maison (anti-traditionnel) ?

Personnellement, n'étant ni fan de la pâte feuilletée, ni adepte de la frangipane ... mais adorant tirer les rois, j'ai pris le parti de me la jouer fantaisiste. Je n'ai donc aucun scrupule à mettre une fève dans un gâteau (type gâteau au yaourt amélioré), dans lequel je mets de la poudre d'amande ou de noisette, des morceaux de poire et des pépites de chocolat ... et même avec toutes ces bonnes choses, ma "galette" perso est autrement moins riche que la traditionnelle! 

Petit rappel de la recette du gâteau au yaourt (pour celles qui n'ont pas d'enfants à occuper les dimanches pluvieux) : 1 pot de yaourt, 3 pot de farine (ou 2 pots de farine et 1 pot de poudre d'amande ou de noisette), 1 (à deux) pot de sucre (ou sirop d'agave), 1/2 de beurre fondu (ou huile de coco ou autre matière grasse) (que je peux remplacer par un jus d'orange pour alléger le tout), 3 œufs et un sachet de levure chimique + ce que vous voulez pour l'encanailler.

Plus aucune raison de culpabiliser à tirer les rois donc (et ensuite on est tranquille jusqu'à pâques)