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Thursday, 18 May 2017

La loi mannequin enfin appliquée



Elle fait parler d'elle depuis 2015, date à laquelle le gouvernement a proposé cette fameuse loi visant à interdire aux agences de recruter des mannequins dénutries (j’en parlais à l’époque ici).

Alerté par des modèles toujours plus maigres, et une recrudescence des troubles alimentaires chez les jeunes filles (deuxième cause de mortalité chez les 12-24 ans), le gouvernement a finalement obtenu gain de cause au début du mois de mai, puisque deux décrets sur la loi mannequin ont été enfin publiés au journal officiel, 1 ans et demi après qu’ils aient été votés.

Cela sonne t’il le glas de l’apologie de la maigreur ? Rien n’est moins sûr malheureusement. 
Petit décryptage :

Quels sont ces deux décrets ?

Le premier oblige la mention « photo retouchée » sur toute photo à usage commercial, dès lors qu’elle aura subi une modification à l’aide d’un logiciel de retouche pour changer l’apparence corporelle du mannequin. (L'affiche du festival de cannes 2017 qui a tant fait polémique devrait par exemple porter cette mention) 

Le second oblige chaque mannequin travaillant en France, à fournir un certificat médical attestant de sa bonne santé, valable deux ans et délivré par la médecine du travail.

Pourquoi est-ce perfectible ?

D’après l’organisation mondiale de la santé (OMS), l’IMC en dessous duquel une personne est considérée comme maigre est de 18.5.
Or, la loi mannequin autorise un IMC allant jusqu’à 17, en justifiant qu’une femme peut être constitutionnellement maigre tout en étant en bonne santé.
De même qu’une personne peut avoir des troubles sévères de l’alimentation et un IMC à 19. 
Ce qui est vrai.

Alors quel est le problème (me demanderez-vous) ?

Je dirais qu’il y a deux aspects dans cette loi : tout d'abord la protection des mannequins en tant que personnes et ensuite le problème de l’image qu’elles ont sur les consommateurs, en particuliers les jeunes consommatrices qui ont tendance à s’y identifier.
Les deux sont à prendre en compte bien sûr : il est évidement important de protéger les mannequins des dérives alimentaires, provoquées par les exigences totalement aberrantes des agences. Qui n’a pas, par exemple, été profondément choqué par ce récent fait-divers, d’une agence recrutant ses mannequins à la sortie d’hôpitaux pour anorexique ?
En ce sens, ce décret est indispensable.

En revanche, concernant l’aspect de l’image déformée de la femme et ses conséquences sur les consommatrices (qui est un vrai problème de santé publique), cet IMC de 17 est beaucoup trop bas.
Qu’un mannequin  qui mesure 1m75 et pèse 52 kg (IMC de 17) soit en bonne santé ou anorexique n’est pas la vraie question (ce n’est pas marqué sur son front) dans la mesure où ça ne change en rien son extrême maigreur.

Par ailleurs, un certificat médical délivré pour une durée de deux ans part certes d’une bonne intention, mais n’est pas suffisant dans un milieu où les modèles sont souvent amenées à perdre du poids très rapidement avant un défilé.

Aussi, pour que ce décret fasse réellement avancer les choses, je pense qu'il aurait été souhaitable que l’IMC minimum des mannequins soit fixé à 18 ET qu’il soit vérifié avant chaque défilé et chaque shooting. Ce qui parait, malheureusement, difficilement réalisable en pratique.

Et même ainsi, la femme de magazine aurait des mensurations excessivement éloignées de la femme "standard" (même si je déteste ce mot) française, qui mesure 1m63 et pèse 63 kg pour un IMC à 23.4, alors pourquoi un tel écart?

Quelles solutions envisager alors ?

J’en reviens à la même conclusion que précédemment : ne serait-il pas possible d'envisager une image de la femme publicitaire plus proche de la réalité ?
Les agences ne pourraient-elles pas recruter des mannequins aussi diversifiées que la population française, avec par exemple des quotas à respecter : une majorité de femme dont l’IMC serait proche de 23, à savoir la française moyenne (sans appellation grande taille évidement), une minorité de femme à l’IMC proche de 18 et quelques mannequins grande taille (IMC proche de 30)?


Cette idée semble plus proche de la douce illusion que d'une solution envisageable, mais il ne coûte rien de l'évoquer. 
Un jour peut être ...

Besos todos


Wednesday, 26 April 2017

Pourquoi je ne crois plus aux régimes




(alerte billet fleuve mais d'utilité publique) 

Comme chaque année, l’arrivée du printemps provoque la même réaction en cascade chez le commun des mortels (surtout des mortelles de fait) : qui dit printemps dit bientôt été, dit corps dénudés, dit cellulite exposée, dit warning dans l’assiette.

L’idée ? Se délester en catastrophe des kilos accumulés entre novembre et avril (on remercie au passage le foie gras, le chapon, la bûche, la raclette, la fondue, la galette des rois, les crêpes et les œufs de pâques).

C’est la période pendant laquelle j’essaye de ne pas crier sur tous les toits mon métier, dont l'annonce suscite 99.9% du temps des réactions intéressées (je ne jette la pierre à personne, je suis la première à rebondir sur la profession des autres « ah tu es dermato ? Tu voudrais pas regarder ce grain de beauté là ? il est bizarre non ?"). 


J’ai donc souvent droit, et c'est de bonne guerre, à toute une ribambelle de questions auxquelles il est bien entendu impossible de répondre en deux mots (ni même en une heure) du genre « alors ? Qu’est-ce que je dois faire pour maigrir du coup ? » ou « il parait qu’il ne faut pas manger de pain le soir, tu confirmes ? » ou encore «si j’ai un petit creux l’après-midi, il vaut mieux que je mange une pomme ou un yaourt ? » déclinable à l’infini.

La nutrition me captive, je connais tous les aliments, leurs valeurs et intérêts nutritionnels, dès qu’un nouveau « superaliment » envahit la toile, je m’y intéresse et le goûte, j’épluche la presse diététique/minceur santé chaque jour avec intérêt, je passe souvent un temps fou au supermarché pour inspecter les nouveaux produits, les nouveaux labels, bref, je suis passionnée par mon métier.

En revanche, la diététique de l’amaigrissement, traditionnelle (établir un régime, avec des listes d’aliments, des quantités à respecter, des règles à suivre, des cases à cocher..) ne correspond plus du tout à ce que je crois, encore moins à ce que je prône. 

J’ai pratiqué ça pendant des années, parce que c’est ce qu’on nous apprend à l’école et parce que c’est ce qu’on attend de nous, diététiciens. Et je suis encore amenée à le faire parce que je suis salariée et que je n’ai pas la liberté de faire comme je l’entends. Mais j’en suis revenue.
Quinze ans de métiers m’auront fait déchanter quant à la diététique classique.

Pourquoi ? 

Parce que je me suis rendue compte qu’il était extrêmement difficile (pour ne pas dire impossible) de faire perdre du poids à quelqu’un de manière durable, en chamboulant ses habitudes et en lui imposant des règles.

- il faut faire 3 repas par jour
- ne jamais sauter de repas
- prendre un copieux petit déjeuner
- il faut 3 produits laitiers par jour
- des féculents ou du pain à chaque repas mais pas en trop grosse quantité
- pas trop de matières grasses
- mais quand même un peu d’huile d’olive parce que c’est bon pour la santé
- et deux fruits par jour pour les vitamines
- et du poisson gras deux fois par semaine pour les oméga 3
- pas trop de sucre, parce que le sucre appelle le sucre et qu’après on devient accro (vade retro satanas le sucre)
- pas trop de viande rouge parce que ça donne le cancer etc etc


Une liste de recommandations, qui semblent toutes assez fondées et cohérentes, mais qui ne laissent plus de place à la spontanéité, aux envies, au plaisir.

Doit-on : se forcer à prendre un petit déjeuner si on n’a pas faim le matin ? Manger sans appétit son yaourt à la fin du repas par peur de perdre un os ? Croquer à contrecœur dans une pomme à 4 heures parce que c’est un encas raisonnable ? Se priver de ses deux carrés de chocolat parce que le sucre c’est le mal et le remplacer par une orange qu’on mangera sans plaisir et qui nous apportera autant de calories (sans compter la tablette qu’on va s’enfiler rageusement deux semaines plus tard, quand on sera au summum de la frustration)?

Non, non et encore non.

L’organisme est un petit miracle de la nature, doté d’une « balance » interne, qui fait en sorte tout au long de la journée, de nous envoyer les bons signaux au bon moment. Cette balance interne mesure d’un côté nos dépenses caloriques, et de l’autre, contrôle nos apports. Dès qu’elle n’est pas équilibrée, elle nous le fait savoir en nous envoyant le signal de la faim ou de la satiété.

Ce qui veut dire que, si on réussit à être totalement à son écoute, et à totalement la respecter : exit les problèmes de poids. (souvent plus difficile à dire qu'à faire malheureusement)

Plus fort encore, l’organisme sait détecter nos besoins nutritionnels, nos carences et nos excès et nous le signifier : une carence en fer ? Paf, une envie de steak tartare. Une glycémie ras-les-pâquerettes ? Hop, une envie de pâtes.
Je ne sais pas pour vous, mais moi je trouve tout ça fascinant et je ne cesse de m'émerveiller sur le miracle de la nature qui fait si bien les choses.

J’ai toujours été surprise de constater qu’un grand nombre de patients en surpoids, me disent au cours de la consultation qu’ils n’ont jamais faim et qu’ils se forcent à manger, voire qu’ils n’aiment pas manger. Ce qui parait difficile à croire, et qui est pourtant vrai et même logique. On nous apprend à manger à heure fixe, à ne sauter aucun repas et à finir notre assiette.
On mange donc souvent sans avoir faim (= sans attendre que que la balance interne nous indique qu'on manque de calories) donc sans plaisir. Conséquence : la satiété n’arrive jamais, puisque le signal de la satiété ne peut arriver que si la faim s’est manifestée au préalable. En gros impossible de «ne plus avoir faim » si on n’a pas, d’abord, eu faim (logique). Du coup, forcément, on mange trop. Cqfd.

Par conséquent, donner à une personne qui veut perdre du poids, un régime bien balisé, avec des menus précis, des quantités à respecter et des règles à suivre … va totalement à l’encontre de ce cheminement, ne laissant pas de place à la faim, aux envies et à la spontanéité.

Donc, en gros, les régimes ça sert à rien ?

Je ne dis pas ça non plus bien sûr.
Je pense déjà, que pour une très grande partie des personnes qui souhaitent perdre du poids, le travail passera dans un premier temps à « oublier » toutes les règles diététiques et se concentrer sur son corps, réapprendre à manger par faim (et non pas parce que c’est l’heure) et à s’arrêter quand la faim décroit.

Autre point : il ne faut pas vouloir absolument maigrir en mangeant équilibré et surtout ne pas croire que manger équilibrer fait maigrir. L’équilibre alimentaire et l’amaigrissement sont deux abords de la diététique totalement dissociables : on peut maigrir en mangeant déséquilibré et grossir en mangeant parfaitement équilibré.

Il ne faut pas non plus oublier que l’équilibre alimentaire ne se fait pas sur une journée et encore moins sur un repas. Et qu’en écoutant ses envies, on finit généralement par manger selon ses besoins et donc à peu près équilibré.

S’alimenter c’est la première chose que fait le nourrisson, c’est la première tété ou le premier biberon, donné par la maman. C’est se nourrir certes, mais c’est aussi rassurant et réconfortant (et sucré).
Pour certains, le rapport à la nourriture restera toute la vie très fragile et lié à l’affect.
La consultation diététique prend alors des airs de séance psy : la nourriture n’est plus là pour combler les besoins caloriques de l’organisme, pas non plus là pour le plaisir, elle est plutôt une parade à l’anxiété, à l’ennui, au stress, à l’angoisse.
Dans ces cas-là, parfois, le régime classique sert de rempart et de garde-fou et peut aider à canaliser l’alimentation dans un premier temps.
Mais il suffit rarement.

Quant à moi, je me contenterais de rappeler mes quelques mantras à appliquer au quotidien, pour retrouver petit à petit ses sensations alimentaires et surtout le plaisir de manger sans être parasité par des règles et des diktats.

1/ Ne mangez pas sans faim
2/ Dans la mesure du possible, choisissez ce qui vous fait le plus envie
3/ Mangez lentement et en « pleine conscience », tous vos sens à l'écoute
4/ Ne vous forcez pas à terminer (votre assiette ou votre repas)
5/ Ne diabolisez aucun aliment
6/ Ne comptez pas les calories que vous mangez, faites confiance à votre balance interne
7/ Et surtout : ne soyez pas pressée de perdre du poids (erreur la plus fréquemment rencontrée).
Un poids vite perdu est un poids vite repris. Perdre rapidement c’est aller à l’encontre des signaux que nous envoient notre organisme, c’est risquer de s’affamer et de se frustrer, c’est dérégler notre balance interne bien huilée, ça ne marche pas.

Besos todos

Tuesday, 30 August 2016

Retour de vacances : bilan alimentaire !




Avoir une formation de diététicienne est à double tranchant pour son propre rapport à l'alimentation et sa gestion du poids (quelle curieuse intro à ce titre n’est-ce pas ?).
D’un côté j’ai une parfaite connaissance des aliments, de leur apport calorique et de leur valeur nutritive, ce qui en soi est un avantage certain. D’un autre côté, ces connaissances viennent souvent parasiter mon alimentation telle que je pourrais l’avoir naturellement. 

Et c’est pourtant ce que je prône depuis quelques années : une écoute de ses sensations alimentaires et de ses envies, qui à mon sens sont la clé d’un poids de forme stable. Ça ne remet pas pour autant en cause ma formation et mon métier, car la diététique est loin de se limiter à la perte de poids (et heureusement !) et l’équilibre alimentaire est primordial pour tout un tas de choses (minute auto-promo): la santé, le traitement et la prévention de nombreuses maladies, le bien-être, la beauté, l’optimisation des performances sportives et j’en passe.

Pourquoi je vous parle de ça aujourd’hui ? 

Parce qu’en ce retour de vacances, pendant lesquelles j’ai mangé de façon plus aléatoires et moins gérée (vacances entre copains oblige : je ne fais pas des courses à part et mange comme tout le monde) (à savoir plus gras et plus riche que le reste de l’année), je n’ai constaté aucune variation de poids.

Pour résumer 

Au quotidien : j’ai la chance d’aimer inconditionnellement tous les légumes, à tel point que m'en passer à un repas m'est pesant. Déformation professionnelle peut-être, je ne sais pas, mais aussi loin que je me souvienne, j’aime les légumes. Du coup j'ai tendance à en manger des plâtrée énorme (sans doute souvent au delà de la satiété, par gourmandise et ayant en tête que "ce ne sont que des légumes") sans forcément lésiner sur l'assaisonnement.  Je ne suis, en revanche, pas une grande amatrice de viande, et encore moins de viandes grasses et de charcuterie.
J’aime le fromage mais m’en passe facilement au quotidien.
Mes « points faibles » : les oléagineux à grignoter (on a beau lire un peu partout que les amandes en cas de fringales sont des alliés minceurs, elles n’en demeurent pas moins des petites bombes caloriques),  j’ai aussi la fâcheuse tendance de saupoudrer toutes mes salades de gomasio (sel + sésame) et de graines de courges (en plus de la vinaigrette), je suis dingue d’avocats, férue de chocolat (mais quelle originalité !) et j’aimes les sauces d’une manière générale (je n’aime pas manger sec). Pour résumer : je mange sain mais gras, et préfère me passer de sucre et limiter les féculents que manger maigre.

Ce qui change en vacances : déjà le rythme ! 

Petit déjeuner tardif et à rallonge à base de tartine de beurre (aux cristaux de sel de Guérande ou rien) voire viennoiseries Frédélian (qui connait Frédélian au Cap Ferret sait).
Apéros midi et soir (vade retro satanas), pas exactement labellisé Les Frites Vertes (vive le saucisson, les chips et les cahuètes et remballe tes bâtonnets de carottes merci).
Et repas à base de barbecues pas maigres (échines ou travers de porc, chipo et autres). J’ai quand-même réussi à caser ma salade verte à chaque repas, en plus des frites, pâtes et autres taboulés. Fromage quasiment à chaque repas.
Et les jours fruits de mer : jamais sans mayo/aïoli et tartines de beurre, merci.
Seuls les desserts restaient healthy : fruits, fruits et fruits.
Ah, et j’ai failli omettre les goûters glace avec les enfants, au moins 4 fois dans le séjour. Et pas question de les accompagner avec une pomme.
Je ne m’étendrais pas sur la question de l’alcool (bières, rosé et mojito ponctuant allègrement nos soirées). Heureusement la canicule nous a fait transpirer tout ça fissa (si SI !)



Résultats des courses : pas de prise de poids donc et le sentiment de m’être auto-régulée (mieux qu'au quotidien finalement) sans compter ni me priver, plus vite calée par la densité calorique des repas et sans doute aussi les fortes chaleurs.

Vous allez certainement me dire que :

-          - deux semaines ne sont pas très représentatives. Certes c’est peu. Mais pour les personnes dont le poids fait le yoyo, sujettes aux alternances de phases restrictive/compulsions, ça suffit largement à faire pencher l’aiguille de la balance de plusieurs kilos, croyez-en mon expérience en consultations. 
-          - Je me suis dépensée davantage : certes aussi. Vélo comme essentiel moyen de locomotion, bains de mer (à 17° le premier jour : vive l’atlantique !), joujou avec ma frite verte (cf photo ci-dessous) , transat/bronzette beach-ball etc.
    Mais finalement pas tellement plus qu’en temps normal où je pédale aussi à longueur de Paris et où je cours le weekend.

Tout ça pour enfoncer une porte déjà bien ouverte : l’écoute de son appétit est le b.a.-ba dans la quête d’un poids stable. 

Sur ce, je vous laisse avec quelques photos de ces vacances, bien trop rapidement passées, dans cette région dont je suis littéralement tombée amoureuse il y a 15 ans (le bassin d'Arcachon).
A ce propos, je compte militer pour que les heures de vacances passent aussi lentement que les heures du lundi au boulot, qui me suis?

 Besos todos



                                              


                                    





Tuesday, 10 May 2016

J'ai tout le temps faim !





Vous avez tout le temps faim, n'êtes jamais vraiment rassasié, l’alimentation occupe beaucoup de place dans vos pensées et vous désespérez d’avoir un jour une relation sereine et apaisée avec la nourriture ? 
Ce billet est pour vous!

Que faire ?


1  Apprenez à identifier la faim et attendez qu’elle se manifeste avant de manger 

J’enfonce des portes ouvertes et je prends le problème à l’envers me direz-vous, puisque justement le problème est que vous avez tout le temps faim. Sauf que la vrai faim est une sensation difficile à identifier et que l’on confond souvent avec d’autres sensations ou sentiments (l’ennui, l’envie, la soif, le stress, l’excitation, l'angoisse …). 

L’exercice à faire : 

C'est le matin après un jeûne de 12 heures que vous serez le plus à même d'expérimenter la faim. Ne prenez pas votre petit déjeuner au saut du lit et laissez le temps à la faim de s'installer vraiment (gargouillis, crampes d'estomac, sensation de vertiges..). Vous apprécierez d’autant plus ce petit déjeuner qui s’est fait désirer, et vous constaterez que vous ne penserez pas au repas suivant avant que son heure arrive. 

2  Privilégiez les aliments les plus rassasiants

A quantité de calories égales, les aliments ne sont pas tous aussi rassasiants les uns que les autres, d’où l’intérêt de faire les bons choix.
Plusieurs facteurs entrent en compte dans le caractère satiétogène d’un plat ou d’un aliment :

-     Sa teneur en fibres : elles apportent du volume, gonflent dans l’estomac et ralentissent la vidange gastrique, tout cela à moindre coût calorique.

-     Sa teneur en glucides complexes (amidon) et notamment son index glycémique qui a tout intérêt à être le plus bas possible. On privilégie donc les féculents complets, non affinés, les légumineuses, les céréales complètes : leurs digestions est plus lente et ne provoque pas d’élévation brutale de la glycémie, suivie des pics d’insuline responsable des fringales et des coups de barre.

-     Sa texture : la mastication est primordiale pour atteindre rapidement la satiété. Il est facile d’en faire l’expérience : mangez un repas type potage de légumes / hachis Parmentier / compote / pain de mie et fromage fondu, vous aurez faim dans les deux heures. Prenez dans les mêmes quantités caloriques : une salade de crudités / steak de bœuf / pommes de terre en robe des champs/ pomme / baguette et emmental, votre estomac ne donnera pas de signe de vie le temps de la digestion, à savoir au moins 4 heures. On oublie donc le régime mou/liquide et on fait marcher les maxillaires.

-     Sa teneur en lipides : lorsque l’on fait attention à sa ligne on a bien souvent le (mauvais) réflexe de diaboliser les graisses, à tort bien sûr. D’une, elles ralentissent la vidange gastrique, et de deux elles augmentent la satiété (et de trois : c’est bon).

-      Sa teneur en protéines : les aliments protidiques sont rassasiants car notre organisme met du temps   à les digérer.

3- Mangez avec envie et plaisir 

Au-delà des caractéristiques nutritionnelles des aliments, la notion d’envie et de plaisir est très importante dans la survenue de la satiété. 
Exemple : si vous rêvez d’une assiette de pâtes et que vous vous imposez du quinoa, vous risquez de ne ressentir que la frustration qui va parasiter la sensation de satiété. Ainsi, vous allez manger trop pour palier la frustration, tout en restant sur votre faim car vous n’aurez pas satisfait votre envie !

4. Laissez à la satiété le temps de s’installer, et pour cela mangez lentement

Tout le monde le sait : le message de la satiété met 15 minutes à arriver au cerveau, donc un repas avalé en 10 minutes vous laissera forcément sur votre faim.

5- Évitez de manger en faisant autre chose : en marchant, en lisant, en jouant à candy crush ou en regardant la télévision (surtout Top Chef, qui, en plus de vous déconcentrer, risque de donner à votre assiette des allures de gamelles pour chien : frustration garantie).

Lorsque l'on a du mal à identifier la faim et la satiété, il faut apprendre à être attentif à son repas et à sa dégustation, tous les sens doivent être mis à l’épreuve : la vue, l’odorat, le toucher (la texture) et enfin seulement le goût. En nourrissant vos 5 sens, vous régulerez naturellement vos apports alimentaires et sortirez de table pleinement rassasiés.
On soigne donc la préparation de nos repas, de façon à les rendre appétissants et attractifs, et on se concentre sur son assiette.  

Pour conclure, je dirais qu’il faut se réconcilier avec la faim car elle est un précieux indicateur de nos besoins : essayez donc de la considérer comme un allier et non comme un ennemi!
Il est Inutile et vain de vous battre avec elle ou de la snober, elle vous rattrapera toujours. Domptez-là plutôt, en appliquant ces 5 mantras pour qu’elle arrête enfin de parasiter vos journées.

Bonne journée à tous !


Monday, 4 April 2016

Quand "plus rien ne marche"



Les premières journées douces et ensoleillées sonnent le glas de l’hiver, mais aussi de l’insouciance des quelques kilos superflus camouflés par les doudounes et écharpes. Et chaque année ça se traduit de la même façon : le grand rush pour quiconque travaille dans le domaine de la minceur (moi entre autre donc).

Et chaque printemps, un peu plus d’avantage il me semble, j’essuie mon lot de patientes (je l’ai mis au féminin car le phénomène que je vais décrire est symptomatique des femmes) qui arrivent désespérées et désemparées en consultation : plus aucun régime ne fonctionne. 


A l’issue de l’enquête alimentaire bien poussée, on arrive péniblement à 1200 calories par jour (souvent moins même) drastiquement suivi depuis des mois, voire des années et pas l’once d’une perte de poids. Pire : une courbe de poids légèrement ascendante au fil des années.

Le profil type :

Une femme, généralement aux alentours de 50 ans (mais parfois plus jeune), pleine d’idées reçues sur la diététique (« le pain et les féculents sont à bannir » étant la plus fréquente), très rigoureuse 95% du temps, mais comme tout le monde, sujette à quelques écarts lors de repas exceptionnels (invitations, anniversaires, fêtes de fin d’années …) .

Ce qu’il se passe concrètement :

Cette femme qui mange pour moins de 1200 calories par jour depuis des années pour maintenir son poids bas, alors que ses besoins tournent autour de 1800 à 2000 calories, dérègle son métabolisme qui va aligner ses dépenses sur les apports qu’on lui fournit (mécanisme de survie basique) et se mettre en veille (comme un ordinateur qu’on n’utilise pas) en brûlant moins de calories.
Au fur et à mesure des années de restrictions, cette femme va donc brûler 1200 calories par jour au lieu de 1800 à 2000.
Par ailleurs, chaque écart occasionnel et inévitable, va générer une petite reprise de poids, puisque l’organisme affamé le stock instantanément.
Ainsi, non seulement cette patiente ne perd plus de poids, mais elle en reprend un peu à chaque écart.
Résultat : elle a tendance à durcir encore un peu plus son alimentation de base pour perdre ces quelques kilos qui reviennent, alimentant ainsi ce cercle vicieux sans fin (mais avec faim : ahaha).

Quelle solution ?

La seule solution (qui malheureusement n’est souvent pas celle que cette patiente a envie d’entendre) consiste à augmenter progressivement le niveau calorique de son alimentation, afin que son organisme se réhabitue à des énergies « normales ».

« Oui mais alors je vais grossir ?? » : non, pas si c’est fait bien et progressivement ! Par contre, il y aura inévitablement une période sans perte de poids, puisqu’il va falloir procéder par étapes (plusieurs petites augmentations caloriques) pour atteindre une alimentation « normale », puis une seconde étape de diminution calorique mais raisonnable cette fois !

Message à toutes les jeunes filles, qui cèdent aux sirènes de l’extrême minceur véhiculées par les médias et la mode et qui se mettent au régime drastique sans être en surpoids : 
mayday mayday (= faites attention) !

Se cantonner à une tranche de jambon, des haricots verts vapeurs et un laitage à 0% pour rentrer dans un 36, ça « marche » quand on a 20 ans, mais c’est aussi la route toute tracée pour dérégler totalement votre métabolisme et vous retrouver en surpoids mais dans l’impossibilité de maigrir quelques décennies plus tard. (Oui je sais, quand on a 20 ans on n’imagine même pas qu’on en aura un jour 50 mais … techniquement si ! Pensez à votre moi cinquantenaire qui vous remerciera).


A bon entendeur :)







Monday, 25 January 2016

Si tu n'as plus faim, ne finis pas ton assiette!


Je reviens sur un point qui me semble primordial dans la quête d’un rapport sain et décomplexé avec la nourriture, clé d’un poids stable et confortable : le respect de la satiété.

Nous avons tous ou presque, été élevés au son du sempiternel « finis ton assiette », que ce soit par nos parents, à l’école, nos grands-parents ou quelconque autre figure autoritaire, inquiets pour notre croissance et notre santé.
Auquel était souvent ajouté « pense aux pauvres petits enfants qui n’ont rien à manger » : chose qu’un enfant de quelques années ne peut absolument pas intégrer, mais qui fait son chemin jusqu’à l’âge adulte.

Je ne jette la pierre à personne, tout part d’une volonté de bien faire : l’enfant doit se nourrir et manger de tout pour bien grandir, et effectivement personne ne cautionne le gaspillage alimentaire.
Moi-même, aujourd’hui adulte et maman, j’ai bien souvent le réflexe de convaincre mes enfants en mendiant « une dernière bouchée ? » mais je m’efforce toujours à ne pas trop insister, bien consciente de l’impact de la démarche.

Pourquoi ?

Parce que les enfants, vierges de toute notion d’équilibre, de restriction, de poids, de règles diététiques, et avec seul régulateur alimentaire leur estomac leur envoyant les messages de faim au moment précis où l’organisme a besoin d’énergie et de satiété quand il n’en a plus besoin, sont tout à fait à même de se réguler (presque) parfaitement. Pourquoi « presque » ? Parce qu’il va sans dire qu’il est quand même souhaitable de leur proposer dans l’ordre les aliments nutritifs (viande/poisson/légumes/féculents/laitages/fruits) et seulement ensuite les aliments plaisirs (confiseries, chocolat, gâteaux) et non l’inverse.

Une grande majorité des personnes en surpoids, ou ayant un rapport compliqué avec la nourriture, sont des personnes qui traînent ce bagage depuis l’enfance, cette conviction ou ce réflexe qu’il faut terminer son assiette, et la raison la plus souvent invoquée est « pour ne pas gâcher ».
Mais prenons l’exemple d’une femme qui cale aux ¾ de son assiette de pâtes carbonara (ou quinoa/huile d’olive/saumon : version plus « saine » mais non moins calorique) : les 3 cuillères à soupe qu’elle va manger sans faim pour « ne pas gâcher » lui apporteront l’équivalent de 100 calories. Calories dont elle n’a pas besoin donc, susceptibles d’être stockées sous forme de graisses.

Pour peu que la situation se répète aux deux repas principaux, cette femme mange 200 calories au-dessus de ses besoins chaque jour, soit 1400 calories en trop par semaine, soit une potentielle prise de 150 g de masse grasse par semaine, soit 7.2 kg par an ! C’est évidemment très schématique et théorique, mais en pratique, si cette femme qui mange légèrement au-dessus de sa faim à chaque repas, sans compenser sur le repas suivant (c’est généralement le profil qui ne compense pas naturellement), la prise de poids est régulière et significative chaque année.

Certes, le gaspillage alimentaire est un sujet qui fait beaucoup parler de lui depuis quelques temps : chaque année les français jetteraient 140 kg de nourriture, mais les principaux problèmes incriminés dans ce gaspillage alimentaire ne sont pas les quelques cuillères laissées au fond d’une assiette. 

Les solutions?

Commençons par gérer correctement nos achats de produits périssables : fruits, légumes, laitages, viandes et produits carnés … qui finissent trop souvent dans les poubelles avant même d’avoir été entamés.  

Puis, essayons de ne pas avoir « les yeux plus gros que le ventre » en calibrant les portions avant de cuisiner, et en servant des petites assiettes quitte à se resservir ensuite.
Il est aussi possible de conserver les restes pour le repas suivant : j’ai personnellement un stock de mini Tupperware dans lesquels je mets des mini portions, et au bout de quelques jours je me fais une assiette assortiments de restes.

Enfin, si vous êtes au restaurant et qu’aucune de ces options n’est possible (le doggy bag n’est pas toujours proposé, ni bien vu ni), dites-vous bien que cette fin d’assiette, dont votre organisme n’a plus besoin, ne sera pas plus gâché dans la poubelle du restaurant, que dans votre estomac.
Ce n’est pas parce que vous mangez trop que vous compenserez le fait que certains malchanceux ne mangent pas assez, et il est primordial que vous considériez votre corps comme la chose la plus précieuse que vous ayez et non pas comme une poubelle.

Un grand merci de nouveau à Télématin qui a mis les Frites Vertes à l'honneur samedi, et bienvenue à tous mes nouveaux lecteurs!



Tuesday, 15 December 2015

10 conseils pour limiter les excès des repas de fêtes




Les fêtes de fin d’années sont imminentes, et avec elles leur cortège de plats traditionnels qui ne brillent pas par leur légèreté : dinde farcie, foie gras, saumon, marrons, bûches et chocolats de Noël au programme … Pas question de faire la fine bouche et de bouder son plaisir pour garder la ligne, mais pas question non plus de commencer 2016 en se sentant boudinée dans sa garde-robe !

Mes 10 conseils pour des fêtes riches en plaisir, moins en calories


1. L’erreur à ne pas faire : manger trop léger toute la journée pour anticiper les excès du soir.

Mieux vaut prévenir que guérir est un adage qui s’applique à beaucoup de domaines, mais pas à l’alimentation.
Alors abstenez-vous de déjeuner d’un simple potage de légumes en prévision d’un repas gargantuesque : vous risquez d’arriver au bord de l’hypoglycémie le soir venu et de vous jeter sur les amuses gueules les plus gras (petits fours, toasts de foie gras et autres joyeusetés). 

On déjeune donc solidement mais équilibré, en privilégiant les féculents à index glycémique bas (féculents complets et/ou al dente, légumes secs …) une protéine maigre, des légumes, un laitage voire un fruit. Ainsi, c’est sereinement que l’on abordera les hostilités, et on pourra même se payer le luxe de snober l’apéro pour attaquer le repas avec l’appétit ouvert et les papilles en effervescence !

2. A l’apéritif, grignotez léger !

- Attention à l’excès de boissons alcoolisées… certes, mais s’il y a un moment dans l’année où il est permis de lever le coude, c’est bien celui-ci. Alors on essaye de se limiter au champagne et/ou au vin (sauf le vin blanc moelleux, très sucré) : déjà ça évite les mélanges et votre crâne vous remerciera le lendemain, et ensuite, ce sont les alcools les moins caloriques. On essaye donc de laisser les vins cuits, liqueurs, cocktails et autres vodka à Tonton Nico.

Attention au piège des boissons sucrées. Les sodas et les jus de fruits apportent beaucoup de calories sous forme de sucres simples (saccharose et fructose), qui font grimper en flèche la glycémie et provoquent la libération massive d’insuline (l’hormone de stockage des graisses). 

- On ignore les amuse-gueules trop gras comme les biscuits apéritifs, les fruits oléagineux (amandes, cacahuètes, pistaches, noix de cajou...), les charcuteries, les petits fours salés, les feuilletés, les canapés avec mayonnaise ou beurre, le tarama...

S’il y a, préférez les dips de crudités, les chiffonnades de jambon, les verrines, les olives, les crevettes ou les toasts d’œufs de poisson ou de saumon.

3. Pas d’interdit, pas de culpabilité

Ne vous interdisez rien, autorisez-vous à goûter à tout. Tant que vous mangez avec appétit et envie, vous ne provoquez pas de frustration et serez donc plus facilement à même de vous arrêter, comblée, quand les signaux de la satiété se manifesteront. 

En revanche, servez-vous de petites portions de façon à ne pas devoir vous forcer à finir vos assiettes et éventuellement vexer vos hôtes.

4. Mâchez bien et mangez lentement

C’est essentiel, prenez le temps de bien mâcher vos aliments(profitez-en pour les savourer en pleine conscience) : d’une ça facilite la digestion, de deux, la mastication aide à envoyer le message de satiété au cerveau, ce qui permet de moins manger.

Posez votre fourchette entre chaque bouchée et n’oubliez pas que le message de la satiété (estomac plein) met un quart d’heure à arriver au cerveau, laissez-lui donc le temps de se manifester!

5. Évitez de saucer avec du pain : ça va sans dire (mais encore mieux en le disant), généralement, le repas est déjà suffisamment riche pour y ajouter du pain. 

6. Prenez soin de ne pas vider votre verre de vin trop vite, au risque que l'on vous resserve aussi vite. Pour cette raison, pensez à demander un verre à eau, et à alterner : un verre d’eau pour un verre de vin.

7. En entrée

Si vous faites le menu, ou si vous avez le choix :

Limitez les entrées grasses : foie gras, tartes salées, entrée en pâte type vol au vent, ... ainsi que les sauce type mayonnaise ou aïoli et si il y en a.

Préférez :
- les entrées de fruits de mer et crustacés, très prisées pendant les fêtes : huîtres, coques, crevettes, langoustines …
- une entrée à base de poisson : frais en salade ou cru en tartare, fumé, en terrine, en 
carpaccio …,
- les salades de crudités variées et améliorées (pamplemousse/crevettes/mâche, roquette …)

8. Le plat et son accompagnement

Traditionnellement, les fêtes sont l’occasion de partager les volailles farcies (dinde, chapon …), mais aussi les gibiers (faisan, biche, chevreuil …).
Pour les premiers : certes, la farce et la sauce enrichissent quelque peu ces volailles plutôt maigres à la base, mais pas de quoi affoler le compteur calorique pour autant. 

Quant aux gibiers, ce sont des volailles naturellement très maigres, donc on n’hésite pas !

Mais si la volaille est souvent à l’honneur, il y a aussi le clan « mer », avec les Saint-Jacques, turbots, soles, homard et autres langoustes : souvent plus légers, car présentés en quantité moindre et cuisinés plus finement, c’est bien sûr l’alternative idéale pour un repas gourmand mais léger.

En accompagnement, parmi ce que l’on retrouve fréquemment pendant les fêtes:

Limitez : les gratins dauphinois, les pommes dauphines, les pommes sautées, les risottos riches en graisses : ils risquent de vous rassasier rapidement ne vous laissant plus de place pour le dessert.
Préférez : les poêlées de légumes festives (asperges, champignons sauvages, haricots verts en fagots…), les mousselines de légumes, les pommes de terres en robe des champs ou encore des crumbles de légumes (courgettes, cardon …).

9. Sautez le fromage : à ce stade du repas, seuls les appétits féroces ont encore de la place ! Si vous sentez que ce n’est pas votre cas : déclinez le plateau, personne ne vous en tiendra rigueur. Sinon, contentez-vous d’une fine tranche, d’un fromage que vous pouvez de préférence manger sans pain.

10. En dessert

Attention à la bûche traditionnelle faite avec de la crème au beurre : gouffre calorique !
Préférez-lui : une bûche glacée, beaucoup moins riche et encore mieux : la version sorbet (mangues, fruits exotiques, litchis …) plutôt que crème glacée.

Enfin, attention aux truffes et autres chocolats de Noël souvent proposés à la fin du repas, avec le café.
Préférez leurs quelques fruits de saison : litchis, clémentines, qui viendront agréablement ponctuer ce repas festif !








Friday, 23 October 2015

L'alimentation des enfants : faut-il les forcer ou les priver pour réguler leur poids?




J’ai toujours intuitivement pensé que les bébés et jeunes enfants avaient une parfaite appréciation de leurs besoins nutritionnels et caloriques, et qu’ils ne pouvaient pas encore être sujets aux « troubles du comportement alimentaire » ni même à l’alimentation émotionnelle. Par conséquent, je pense qu’on peut tout à fait leur faire confiance quant à leur auto-régulation, et qu’il n’est ni utile de les forcer, ni de les priver.

C’est comme ça que j’ai donc spontanément fait avec mes enfants.

J’ai commencé par les allaiter, ce qui va dans le sens de "faire confiance au nourrisson" pour se nourrir en fonction de ses besoins. Impossible de savoir combien ils prennent, et l’allaitement devant se faire à la demande, pas de tétées à heure fixe. Exit les consignes de X biberons de Y ml de lait à donner espacés d’au moins 3 heures, consignes légèrement anxiogène je trouve. 

Je ne compte plus mes copines/cousines/collègues, inquiètes à l’idée que leur bébé ait encore faim à la fin du biberon ou qu'il ne finisse pas ledit biberon … auxquelles je conseille toujours de donner le biberon comme on allaite : à la demande! 

Bref, tout cela pour en arriver à cette question, qui concerne cette fois l’enfant plus grand, dont l’alimentation est diversifiée : faut-il forcer un enfant qui mange peu et dont le poids est bas, ou priver un enfant qui mange beaucoup et est en surpoids ?

A nouveau,  j’ai toujours eu l’intime conviction qu’un enfant se régulait parfaitement tout seul, n’étant pas encore parasité par la peur de grossir, les idées reçues, les incidences d’excès ou carence sur la santé, la peur de manquer etc. 
De la même façon que je pense que l’animal a cette horloge interne qui lui permet de se réguler parfaitement (le surpoids et l’obésité n’existent pas dans le règne animal, à part chez les animaux domestiqués et donc parasités par les habitudes humaines), et que la personne adulte peut aussi retrouver cette façon intuitive et parfaite de s’alimenter en suivant quelques principes de base (respecter la faim et la satiété principalement).

Mais alors, quid des enfants obèses et des enfants maigres ? Pourquoi certains enfants ont réellement des problèmes de poids si leur alimentation est vraiment intuitive ?

C’est une question que je me suis posée longtemps jusqu’à ce que j’aie la chance de travailler avec le Professeur Tounian, responsable de l’unité de nutrition pédiatrique de l’hôpital Trousseau à paris.

Son discours m’a tout de suite passionné et séduite, à des années lumières de la façon obsolète d’envisager la nutrition infantile de nombreux médecins nutritionnistes.

Pour résumer, le professeur Tounian pense que l’obésité chez l’enfant n’est pas la conséquence d’une alimentation trop importante, mais qu'il en est la cause. De même, un enfant maigre, en dessous de courbes de croissance, n’est pas maigre parce qu’il mange peu, il mange peu parce qu’il est programmé génétiquement pour être maigre.

En bref, un enfant a un patrimoine génétique dans lequel la corpulence est inscrite, et son appétit en découle : un enfant prédisposé à être obèse va avoir un appétit féroce et manger beaucoup, alors qu’un enfant prédisposé à être maigre sera très vite rassasié.
Il appuie sa théorie de faits vérifiés et démontrés, et explique entre autre pour l’étayer que le nombre d’enfants obèses n’a pas augmenté en France depuis l’année 2000, et aux Etats-Unis depuis l’année 1999.

Il a un discours tout à fait déculpabilisant pour les parents, souvent inquiets et déroutés par le poids de leur enfant : inutile de priver votre jeune enfant obèse, il restera sur sa faim, se sentira frustré et se rattrapera forcément sur un repas suivant. De même, en forçant votre enfant maigrichon, vous l’incitez à dépasser sa satiété et il se rattrapera en mangeant spontanément moins au repas suivant.
Le risque de forcer/priver est de générer des états de frustrations, de faim, d’écœurement, qui risque de provoquer sur le long terme des troubles du comportement alimentaire réels cette fois.


Et la santé ?

Le professeur Tounian est catégorique sur la question de l’incidence de l’obésité chez l’enfant : il n’y en a pas. Le surpoids ou l’obésité chez l’enfant ne présente aucun risque sur sa santé, les seuls risques sont des risques « psycho-socio-esthétiques » : discrimination, mauvaise estime de soi, moquerie des camarades.

Que faire alors ?

Un enfant obèse est-il forcément destiné à être un adulte obèse ?
En pratique, 75% des enfants obèses (on peut parler d’obésité chez l’enfant à partir de 4/5 ans seulement) deviennent des adultes obèses. Mais à l’âge adulte, ou à la fin de l’enfance/adolescence, il sera mieux armé pour entreprendre un régime alimentaire.
L’obésité reste une maladie inscrite dans les gênes, aussi, un obèse, pour mincir, devra passer sa vie à se « réguler » en mangeant moins que son appétit le lui indique. Dès qu’il lâchera du lest, il reprendra du poids.

Et l’équilibre alimentaire ?

Il ne s’agit pas de laisser les enfants manger n’importe quoi et n’importe quand bien entendu. Mais il faut dédramatiser et désacraliser l’alimentation de l’enfant, dans la mesure où les carences vitaminiques et minérales sont quasi inexistantes dans les pays développés et les excès ne portent pas à conséquence.

Selon le professeur Tounian, il y a 5 piliers de l’alimentation de l’enfant :

-          Assurer les besoins en fer : en proposant des produits carnés (viande/jambon/charcuterie) 2 fois par jour si possible.
-          Assurer les besoins en calcium : en proposant idéalement 3 produits laitiers par jour (laitage/fromage/lait)
-          Fournir des acides gras essentiels : avec du poisson gras 1 à 2 fois par semaine ou des huiles végétales (olives et colza par exemple)
-          Apporter les phyto-nutriments par les végétaux : une à deux fois par jour en moyenne suffit.
-          Apporter des féculents pour l’énergie : 2 fois par jour (pain et/ou féculents).

Cinq piliers à respecter dans les grandes lignes, sachant que l’équilibre alimentaire s’étale sur la semaine et qu’un repas frites/hamburger/glace, occasionnellement, peut très bien s’inscrire dans une alimentation équilibrée. De même, une fois ces piliers à peu près en place, il ne faut surtout pas diaboliser les aliments plaisir de l’enfant : confiseries, desserts sucrés, boissons sucrées, glaces …

Pour conclure, c’est en dressant trop de règles, de diktats, d’interdits que l’on dérègle la parfaite mécanique alimentaire de l’enfant, à l’instar des fameux « fini ton assiette » ou « si tu ne termines pas ton plat, c’est que tu n’as plus faim pour le dessert ». C’est faux, c’est la différence entre le rassasiement et la satiété : on peut être rassasié d’un plat mais avoir encore faim pour un dessert !

Bref, faites confiance à vos enfants, les moments de repas n’en deviendront que plus agréables et moins conflictuels !

Thursday, 1 October 2015

Le mythe des méchants féculents



Parmi la très longue liste d’idées reçues qui circulent sur la diététique, celle qui revient le plus souvent est sans conteste : les féculents et le pain font grossir.

Avec au top des phrases que j’entends multi-quotidiennement « je ne maigrirai jamais avec autant de féculent ».

Je ne compte plus le nombre de patients qui me supplient de supprimer le pain et les féculents, « au moins au début, pour que le poids décolle ».
Alors oui, certes, le poids décolle lorsqu’on supprime les féculents (si on ne les remplace pas par quelque chose de plus calorique ça va sans dire), c’est mathématique : on supprime une classe d’aliments qui apporte une certaine quantité de glucides et donc de calories (100g de féculents apportant environ 100 calories) le calcul est vite fait.

Pourquoi ne pas les supprimer alors ?

Déjà, et vous le savez désormais, je n’aime pas diaboliser un aliment et encore moins tout un groupe d’aliments.
Ensuite, on parle ici des féculents, qui apportent des glucides, et ces glucides sont le carburant des muscles et du cerveau. En tous cas, le carburant le plus facilement utilisable par l’organisme.
Si on prive l’organisme de son carburant, il le réclame en se manifestant : faim, baisse de tonus, faiblesse généralisée (coup de pompe), bref, tous les symptômes de l’hypoglycémie.
A la clé : des fringales de sucre, qu’on assouvit généralement à coup de boissons sucrées ou sucreries, qui apportent des sucres très rapidement utilisable par l’organisme. Ces sucres font remonter la glycémie en flèche provoquant un pic de glycémie (phénomène qui n’existe pas avec les féculents qui sont plus lentement assimilés), qui est à son tour à l’origine de la sécrétion en rush de l’insuline (hormone hypoglycémiante mais aussi qui favorise le stockage des graisses !). Ce pic d’insuline fait alors redescendre la glycémie aussi vite qu’elle est montée. C’est ce qu’on appelle l’hypoglycémie réactionnelle.
Et c’est un cercle vicieux avec à la clé du grignotage sucré et un stockage favorisé. (je schématise beaucoup mais dans les grandes lignes c’est ça)

Et ceux qui arrivent à les supprimer sans craquer ?

Oui, certains réussissent à supprimer les féculents et le pain sans ressentir de faim ou de manque.
Parce que l’organisme a une formidable capacité d’adaptation et développe d’ingénieux mécanisme de survie. Ainsi, quand on le prive sur le long terme de son carburant, il s’adapte en diminuant son métabolisme. Par exemple, une femme d’une trentaine d’années qui brûle théoriquement 2000 calories environ par jour, si elle ne mange plus que 1300 calories et sans glucide ou presque, va adapter progressivement son métabolisme à ses apports et ne brûler que 1300 calories par jour.
Un peu comme un écran d’ordinateur qui se met en veille quand on ne l’utilise plus pendant un moment.
Du coup, cette femme lambda, qui a supprimé les féculents et le pain de son alimentation depuis des années non seulement ne perd plus de poids mais en reprend progressivement.
Pourquoi ?
Parce que son métabolisme est effondré, et qu’avec toute la volonté du monde, si elle suit son régime strict 90% du temps, elle aura forcément une occasion, un repas plus riche, une invitation, une tentation de temps en temps, lors de laquelle son apport calorique et glucidique va augmenter.
Ces fameux glucides, carburant de l’organisme, dont il est constamment privé et sur lequel il va se jeter et stocker (sous forme de graisse bien sûr), en prévision d’une nouvelle disette.

Alors que la femme qui mange de tout et qui a un métabolisme normal va pouvoir faire des repas plus riches de temps en temps sans conséquences sur son poids.

Le mauvais coupable

Par ailleurs, diaboliser les féculents, qui sont finalement des aliments modérément caloriques mais rassasiants,  c’est un peu une solution de facilité. La solution semble simple, on connait bien les « coupables » et les supprimer n’est finalement pas si contraignant que ça.
Je me retrouve du coup souvent avec des personnes qui, trop occupées à éviter les féculents et le pain, ne se rendent pas compte que leur alimentation est « riche » par ailleurs (fromage, charcuterie, quiches ou tartes salées voire même pâtisserie).

De même, elles vont préférer choisir au restaurant, une salade composées (très assaisonnée, avec du fromage, des gésiers, des croutons, des avocats …) plutôt qu’une bavette avec une pomme de terre en papillote. Alors que la salade sera plus calorique mais nettement moins rassasiante.

Pour conclure, s’il peut être judicieux dans certains cas de réduire un peu les féculents et le pain quand on veut perdre du poids, gardez-vous bien de les supprimer au risque de dérégler la merveilleuse machine qu'est votre organisme. Bref, une fois de plus : mangez de tout !

Wednesday, 23 September 2015

"Eat as much as you can"


Pas de billet fleuve aujourd'hui, juste une réaction à une enseigne de restaurant croisée au détour des rues parisiennes hier soir.
Il s'agit donc d'un restaurant japonais proposant une formule buffet à volonté, comme il en existe de plus en plus.


Vous le savez désormais, comme les fontaines à soda dans les fastfood, la notion du "à volonté" défit selon moi toute forme de bon sens.
A 17 euros l'accès au buffet, soit le prix d'un menu sushi plutôt copieux de type : soupe, salade, 12 makis et 6 sushis par exemple (769 calories chez planète sushi qui donne le détail de calories de ses menus sur son site internet). A savoir une formule déjà relativement énergétique, qui théoriquement devrait rassasier une majorité d'entre nous.

"Eat as much as you can" titre cette enseigne. Non pas "eat as much as you want", encore moins "eat as much as you need" (on peut toujours rêver : pas assez vendeur). La déraison de ce slogan m'a sautée aux yeux, et pourtant, il traduit je pense assez précisément l'attitude des clients à ce type de buffet.

Ce que ça incite à faire : goûter à tout, manger rapidement, se resservir, bref rentabiliser quitte à s'en rendre malade. Par ailleurs, ne nous leurrons pas : ces enseignes ne proposent généralement pas les produits les plus fins ni de meilleure qualité.

Point par point l'inverse du bon sens donc, qui voudrait que l'on mange (de préférence des aliments goûteux et de qualité) lentement, tous les sens en éveil, en savourant et en s'arrêtant dès que le plaisir décroit (première manifestation de la satiété).

Bref, vous l'aurez compris, à de rares exceptions prêt (déménageurs, travailleurs de forces pour qui ces formules peuvent être rentables), il est rarement judicieux de choisir un restaurant qui propose des buffets à volonté (à moins d'en avoir soi-même une bien grande), et si toutefois vous deviez y aller : contentez-vous de manger "as you need" et surtout pas "as you can".

Tuesday, 22 September 2015

L'orthoréxie : quand manger sain devient une psychose



Je ne vous présente plus l’anorexie et la boulimie, les deux troubles du comportement alimentaire les plus connus et répandus. Mais depuis quelques années, émerge une nouvelle pathologie alimentaire, qui a été identifiée et décrite par le Docteur Bratman : l’orthorexie.

Qu’est-ce que l’orthorexie ?

Contraction des mots grecs « ortho » : correct, et « orexie » : appétit, l’orthorexie consiste à un contrôle obsessionnel de la nourriture ingurgitée, qui doit être parfaitement « saine » (concept complètement illusoire).
La notion de minceur n’entre absolument pas en compte, à la différence de l’anorexie et de la boulimie. C’est donc un trouble alimentaire d’ordre qualitatif et non plus quantitatif.


Ce trouble a été décelé  à la fin des années 90, et est, entre autres, la conséquence des conseils alimentaires dictés, dans une moindre mesure par le monde médical, mais surtout par les médecines non conventionnelles (naturopathes,  acupuncteur, phytothérapeutes …) et largement relayés par les médias et l’industrie agro-alimentaire. En exemple : l’émergence du « Bio », des Labels, des alicaments et autres aliments « santé », mais aussi la diabolisation de certain aliments ou nutriments (le gluten, le lait de vache, l’huile de palme, les graisses hydrogénées …). Ces conseils généraux, deviennent, pour les orthorexiques, des règles impératives à suivre au pied de la lettre et vont jusqu’à générer une forme de psychose.

Pourquoi est-ce dangereux ?

Il est effectivement légitime de se demander en quoi une alimentation excessivement saine peut-elle être mauvaise.
Tout réside dans le « excessivement » bien entendu, car l’excès, quel qu’il soit, n’est jamais bon.
 Ainsi, chez l’orthorexique, tout aliment devient source de méfiance : il ne faut pas manger trop de sel (mauvais pour le cœur), ni trop de sucre (incidence sur le diabète), ni de graisses saturées (cholestérol), il faut consommer des fruits et des légumes (pour éviter les cancers) mais uniquement bio et sans pesticides (pour la même raison), il faut éviter tous les conservateurs, les additifs, les colorants, il faut consommer des produits céréaliers complets, éviter le pain blanc, bannir le lait de vache, mais aussi le soja (phytohormone) etc …
L’orthorexique pousse à l’extrême l’idée d’une alimentation saine, à tel point qu’il va rapidement mettre de côté toute vie professionnelle et familiale normale, en s’isolant socialement. Sa quête de l’alimentation parfaite l’obsède à tel point qu’il peut passer plus de 3 heures par jour à penser et organiser ses prises alimentaires.
Il perd par conséquent  tout plaisir gustatif : pour lui, manger a uniquement pour but de vivre plus longtemps et en meilleure santé.

Une maladie d’actualité

Depuis une 15 aine d’années, il ne se passe pas une semaine sans que les médias ne nous alertent sur un aliment potentiellement dangereux : la maladie de la vache folle, la tremblante de l’agneau, la grippe aviaire, les organismes génétiquement modifiés, les bactéries (E. Coli), la dioxine, les métaux lourds dans les poissons, l’aspartam cancérigène, le lait de soja riche en isoflavone etc …

Par ailleurs, les  organismes de santé cumulent les recommandations alimentaires : pas trop de sucre ni de graisses saturées, 5 fruits et légumes par jour, des produits laitiers à chaque repas  etc … tout autant de conseils certes bons à prendre, mais les orthorexiques ne font pas la part des choses et appliquent tout cela sans discernement, comme de véritables dogmes. Le moindre écart est une vraie faute qui devient source de culpabilité énorme voire même d’angoisses.

Comment en faire le diagnostic ?

Le Dr Bratman en 1997, a mis au point un petit test permettant rapidement d’identifier ce trouble alimentaire en quelques questions ci-après :

-          Passez-vous plus de 3 heures par jour à penser à votre régime alimentaire ?
-          Planifiez-vous vos repas plusieurs jours à l’avance ?
-          La valeur nutritionnelle de votre repas est-elle, à vos yeux, plus importante que le plaisir de le déguster ?
-          La qualité de votre vie s’est-elle dégradée, alors que la qualité de votre nourriture s’est améliorée ?
-          Êtes-vous récemment devenu plus exigeant(e) avec vous-même ?
-          Votre amour-propre est-il renforcé par votre volonté de manger sain ?
-          Avez-vous renoncé à des aliments que vous aimiez au profit d’aliments « sains » ?
-          Votre régime alimentaire gêne-t-il vos sorties, vous éloignant de votre famille et de vos amis ?
-          Éprouvez-vous un sentiment de culpabilité dès que vous vous écartez de votre régime ?
-          Vous sentez-vous en paix avec vous-même et pensez-vous bien vous contrôler lorsque vous mangez sain ?

Selon lui, une réponse positive à plus de 4 de ces questions révèle une  tendance à l’orthorexie, et une réponse positive à la totalité des questions révèle une orthorexie avérée et sévère.



Attention donc à ne pas prendre pour argent comptant toute recommandation alimentaire quelle qu’elle soit et d’où qu’elle vienne.
Si certains conseils sont de bons sens et donc évidemment  bons à prendre (limiter la « junk-food », manger des fruits et des légumes frais et réduire les graisses saturées …), il ne faut cependant pas oublier que manger doit avant tout être une source de plaisir et que le meilleur remède santé réside dans la variété de ses menus. Un verre de vin, une assiette de frite ou même un hamburger de temps en temps n’a jamais tué personne !

Il n’y a pas UNE liste d’aliments qui contiennent tout ce qui est bon, et rien de mauvais, mais  il y a tous les aliments qui apportent chacun une pierre à l’édifice de l’équilibre alimentaire et d’une bonne prévention médicale.