Tuesday, 10 May 2016

J'ai tout le temps faim !





Vous avez tout le temps faim, n'êtes jamais vraiment rassasié, l’alimentation occupe beaucoup de place dans vos pensées et vous désespérez d’avoir un jour une relation sereine et apaisée avec la nourriture ? 
Ce billet est pour vous!

Que faire ?


1  Apprenez à identifier la faim et attendez qu’elle se manifeste avant de manger 

J’enfonce des portes ouvertes et je prends le problème à l’envers me direz-vous, puisque justement le problème est que vous avez tout le temps faim. Sauf que la vrai faim est une sensation difficile à identifier et que l’on confond souvent avec d’autres sensations ou sentiments (l’ennui, l’envie, la soif, le stress, l’excitation, l'angoisse …). 

L’exercice à faire : 

C'est le matin après un jeûne de 12 heures que vous serez le plus à même d'expérimenter la faim. Ne prenez pas votre petit déjeuner au saut du lit et laissez le temps à la faim de s'installer vraiment (gargouillis, crampes d'estomac, sensation de vertiges..). Vous apprécierez d’autant plus ce petit déjeuner qui s’est fait désirer, et vous constaterez que vous ne penserez pas au repas suivant avant que son heure arrive. 

2  Privilégiez les aliments les plus rassasiants

A quantité de calories égales, les aliments ne sont pas tous aussi rassasiants les uns que les autres, d’où l’intérêt de faire les bons choix.
Plusieurs facteurs entrent en compte dans le caractère satiétogène d’un plat ou d’un aliment :

-     Sa teneur en fibres : elles apportent du volume, gonflent dans l’estomac et ralentissent la vidange gastrique, tout cela à moindre coût calorique.

-     Sa teneur en glucides complexes (amidon) et notamment son index glycémique qui a tout intérêt à être le plus bas possible. On privilégie donc les féculents complets, non affinés, les légumineuses, les céréales complètes : leurs digestions est plus lente et ne provoque pas d’élévation brutale de la glycémie, suivie des pics d’insuline responsable des fringales et des coups de barre.

-     Sa texture : la mastication est primordiale pour atteindre rapidement la satiété. Il est facile d’en faire l’expérience : mangez un repas type potage de légumes / hachis Parmentier / compote / pain de mie et fromage fondu, vous aurez faim dans les deux heures. Prenez dans les mêmes quantités caloriques : une salade de crudités / steak de bœuf / pommes de terre en robe des champs/ pomme / baguette et emmental, votre estomac ne donnera pas de signe de vie le temps de la digestion, à savoir au moins 4 heures. On oublie donc le régime mou/liquide et on fait marcher les maxillaires.

-     Sa teneur en lipides : lorsque l’on fait attention à sa ligne on a bien souvent le (mauvais) réflexe de diaboliser les graisses, à tort bien sûr. D’une, elles ralentissent la vidange gastrique, et de deux elles augmentent la satiété (et de trois : c’est bon).

-      Sa teneur en protéines : les aliments protidiques sont rassasiants car notre organisme met du temps   à les digérer.

3- Mangez avec envie et plaisir 

Au-delà des caractéristiques nutritionnelles des aliments, la notion d’envie et de plaisir est très importante dans la survenue de la satiété. 
Exemple : si vous rêvez d’une assiette de pâtes et que vous vous imposez du quinoa, vous risquez de ne ressentir que la frustration qui va parasiter la sensation de satiété. Ainsi, vous allez manger trop pour palier la frustration, tout en restant sur votre faim car vous n’aurez pas satisfait votre envie !

4. Laissez à la satiété le temps de s’installer, et pour cela mangez lentement

Tout le monde le sait : le message de la satiété met 15 minutes à arriver au cerveau, donc un repas avalé en 10 minutes vous laissera forcément sur votre faim.

5- Évitez de manger en faisant autre chose : en marchant, en lisant, en jouant à candy crush ou en regardant la télévision (surtout Top Chef, qui, en plus de vous déconcentrer, risque de donner à votre assiette des allures de gamelles pour chien : frustration garantie).

Lorsque l'on a du mal à identifier la faim et la satiété, il faut apprendre à être attentif à son repas et à sa dégustation, tous les sens doivent être mis à l’épreuve : la vue, l’odorat, le toucher (la texture) et enfin seulement le goût. En nourrissant vos 5 sens, vous régulerez naturellement vos apports alimentaires et sortirez de table pleinement rassasiés.
On soigne donc la préparation de nos repas, de façon à les rendre appétissants et attractifs, et on se concentre sur son assiette.  

Pour conclure, je dirais qu’il faut se réconcilier avec la faim car elle est un précieux indicateur de nos besoins : essayez donc de la considérer comme un allier et non comme un ennemi!
Il est Inutile et vain de vous battre avec elle ou de la snober, elle vous rattrapera toujours. Domptez-là plutôt, en appliquant ces 5 mantras pour qu’elle arrête enfin de parasiter vos journées.

Bonne journée à tous !


Thursday, 21 April 2016

Les bons choix au restaurant asiatique




Comme vous avez pu le constater, je me fais un peu rare ces derniers temps sur le blog, la faute à la course quotidienne certes, mais aussi à un léger manque d’inspiration.
Mais me revoilà toute requinquée avec une nouvelle rubrique que je vais pouvoir alimenter à foison : j’ai nommé « Les bons choix au restaurant » quasi déclinable à l’infini (chinois, italien, japonais, brasserie, libanais, fastfood, indien etc )

J’ouvre donc le bal avec le restaurant asiatique (chinois/vietnamien), en tête des restaurants les plus fréquentés et appréciés : bon rapport qualité/prix, kids friendly, ami de la pause déjeuner boulot (avec leurs multiples traiteurs) bref un grand classique indémodable.  

Mes conseils sur les « bons » choix concernent à la fois la valeur calorique des aliments mais aussi leurs qualités nutritionnelles et leur effet sur la satiété, mais surtout n'oubliez pas d'écouter vos envies!

(Désolée pour le déplorable choix de photo de billet, mes enfants sont partis 10 jours en vacances je crois que je compense!) 

En entrée :

Je vais sans doute enfoncer des portes ouvertes en vous disant que toutes les entrées de friture ne sont pas les choix les plus judicieux à faire : friture = bain d’huile = aliments imbibés de matière grasse = valeur calorique au sommet et qualités nutritionnelles affectées par cette cuisson agressive.

On laisse donc, si possible, de côté les nems, samoussa, beignets de crevette ou pâtés impériaux.
On leur préfère : les rouleaux de printemps, cru, sains, rassasiant avec leurs vermicelles de riz, équilibrés (légumes + féculents + protéine maigre), c’est l’entrée chinoise healthy par excellence.


Talonnés de près par les salades :

La salade aux pousses de soja (poulet ou crevette) : seule la sauce (dont j’ignore la recette précise mais qui ressemble à une mayo sucrée) est un peu riche, on la demande donc à part et on y va avec parcimonie.
Et toutes les autres salades asiatiques : la salade thaïe au bœuf, la salade de papaye verte, la salade du tigre ... des légumes qui croquent, des herbes fraîches, une sauce la plupart du temps très légère (à base de vinaigre de riz et de sauce soja) , bref, un sans faute!



Autre alternative : les bouchées vapeurs (ou Dim sum pour les connaisseurs).
Elles ne se valent pas toutes : préférez celles à la crevette, au poulet et aux légumes plutôt que celles au porc. Plus la pâte est fine, mieux c'est ! 





Et bien sûr, évitez les vapeurs grillés (dans l’huile) type raviolis pékinois ou gyosa grillés.





 On passe aux plats :

Attention aux plats de viande grasse et/ou en sauce, panés ou frits : les travers de porc, poulet croustillant, beignet de porc ou de poisson … et aux sauces à base de noix de cajou, amande ou cacahuètes. On évite également les boulettes de poulet qui sont très grasses (poulet haché avec peau et parties grasses).  




On mise tout sur : les crevettes ou fruits de mers sautées, le poulet grillé ou sauté (5 parfums, au poivre, au gingembre..) ou façon « thaï » (avec beaucoup d’herbes fraîches), les brochettes, le bœuf sauté (loc lac, aux oignons, à la citronnelle …). 





Les sauces « aigres douces » sont aussi un choix raisonnable : plus sucrée que grasse, la sauce aigre douce n’est pas si calorique qu’elle en a l’air. 

Côté soupe : elles sont toujours un bon choix, notamment le Pho(rassasiant, sain et bon), la soupe pékinoise, la soupe au maïs et celle aux raviolis de crevette.


Autre alternative : l’indétrônable Bo bun dont je vous avais déjà vanté les mérites ici 





En accompagnement :

Rien de tel que le riz blanc (ou gluant : mon péché mignon) pour se caler à moindre coût calorique.
On snobe en revanche le riz cantonnais (sauté dans l’huile) et les nouilles sautées (idem) qui sont quasi deux fois plus riche que le riz blanc à poids égal. 


Si on veut vraiment faire light, on peut choisir les célèbres légumes shop suey (peu gras car cuits dans la Oyster sauce ou sauce d’huître). Personnellement, je mixe le riz blanc et les légumes shop suey que j’affectionne mais qui, seuls, me laissent un peu sur ma faim.

En dessert :

On boude les beignets (banane, pomme..) et les nougats chinois (concentré de sucre et de gras) et on privilégie sans surprise les fruits : litchis, mangue fraîche

Si on a vraiment envie d’un dessert sucré, on peut se laisser tenter par des perles de coco (assez sucrées mais pas trop grasses), le parfait mango sticky rice (mangue fraîche/riz gluant à la noix de coco) des desserts à base de lait de coco et de perles de tapioca, ou encore les incontournables de la carte asiatique-francisée : citrons, oranges ou coco givrés.



Enfin et surtout, on n’oublie pas les principes de bases qui doivent nous permettre, quel que soit le restaurant choisi, de rester dans les clous de nos besoins calorique : on mange avec faim, on choisit des plats qui nous font vraiment envie (quitte à ne pas respecter forcément mes conseils ci-dessus) et on s’arrête quand le plaisir gustatif décroit (signe que la satiété arrive).





Monday, 4 April 2016

Quand "plus rien ne marche"



Les premières journées douces et ensoleillées sonnent le glas de l’hiver, mais aussi de l’insouciance des quelques kilos superflus camouflés par les doudounes et écharpes. Et chaque année ça se traduit de la même façon : le grand rush pour quiconque travaille dans le domaine de la minceur (moi entre autre donc).

Et chaque printemps, un peu plus d’avantage il me semble, j’essuie mon lot de patientes (je l’ai mis au féminin car le phénomène que je vais décrire est symptomatique des femmes) qui arrivent désespérées et désemparées en consultation : plus aucun régime ne fonctionne. 


A l’issue de l’enquête alimentaire bien poussée, on arrive péniblement à 1200 calories par jour (souvent moins même) drastiquement suivi depuis des mois, voire des années et pas l’once d’une perte de poids. Pire : une courbe de poids légèrement ascendante au fil des années.

Le profil type :

Une femme, généralement aux alentours de 50 ans (mais parfois plus jeune), pleine d’idées reçues sur la diététique (« le pain et les féculents sont à bannir » étant la plus fréquente), très rigoureuse 95% du temps, mais comme tout le monde, sujette à quelques écarts lors de repas exceptionnels (invitations, anniversaires, fêtes de fin d’années …) .

Ce qu’il se passe concrètement :

Cette femme qui mange pour moins de 1200 calories par jour depuis des années pour maintenir son poids bas, alors que ses besoins tournent autour de 1800 à 2000 calories, dérègle son métabolisme qui va aligner ses dépenses sur les apports qu’on lui fournit (mécanisme de survie basique) et se mettre en veille (comme un ordinateur qu’on n’utilise pas) en brûlant moins de calories.
Au fur et à mesure des années de restrictions, cette femme va donc brûler 1200 calories par jour au lieu de 1800 à 2000.
Par ailleurs, chaque écart occasionnel et inévitable, va générer une petite reprise de poids, puisque l’organisme affamé le stock instantanément.
Ainsi, non seulement cette patiente ne perd plus de poids, mais elle en reprend un peu à chaque écart.
Résultat : elle a tendance à durcir encore un peu plus son alimentation de base pour perdre ces quelques kilos qui reviennent, alimentant ainsi ce cercle vicieux sans fin (mais avec faim : ahaha).

Quelle solution ?

La seule solution (qui malheureusement n’est souvent pas celle que cette patiente a envie d’entendre) consiste à augmenter progressivement le niveau calorique de son alimentation, afin que son organisme se réhabitue à des énergies « normales ».

« Oui mais alors je vais grossir ?? » : non, pas si c’est fait bien et progressivement ! Par contre, il y aura inévitablement une période sans perte de poids, puisqu’il va falloir procéder par étapes (plusieurs petites augmentations caloriques) pour atteindre une alimentation « normale », puis une seconde étape de diminution calorique mais raisonnable cette fois !

Message à toutes les jeunes filles, qui cèdent aux sirènes de l’extrême minceur véhiculées par les médias et la mode et qui se mettent au régime drastique sans être en surpoids : 
mayday mayday (= faites attention) !

Se cantonner à une tranche de jambon, des haricots verts vapeurs et un laitage à 0% pour rentrer dans un 36, ça « marche » quand on a 20 ans, mais c’est aussi la route toute tracée pour dérégler totalement votre métabolisme et vous retrouver en surpoids mais dans l’impossibilité de maigrir quelques décennies plus tard. (Oui je sais, quand on a 20 ans on n’imagine même pas qu’on en aura un jour 50 mais … techniquement si ! Pensez à votre moi cinquantenaire qui vous remerciera).


A bon entendeur :)







Tuesday, 22 March 2016

Les frites jaunes




Aujourd'hui Les Frites Vertes portent le deuil en jaune en solidarité  avec nos amis Belges.

A défaut de mots pour l’innommable, toutes mes pensées, mon amour et mon soutien pour eux,



Friday, 18 March 2016

L'Aura du chocolat (ou l'imminence de Pâques)




Plus possible de faire un pas dans un supermarché sans se faire attaquer par une armée de canards, un escadron de lapins ou une nuée d’œufs enrubannés, bref, Pâques approche.

Et comme le hasard ne fait pas toujours bien les choses, il se pointe en même temps que le printemps, provoquant ainsi un dilemme intérieur des plus violents : céder à l’orgie chocolatée ou déloger les quelques kilos-tartiflettes de cet hiver en snobant les cloches ?


Aucun des deux biens sûrs. Jamais de  « jamais » en diététique, vous commencez à le savoir si vous me lisez régulièrement.
Il n’y a pas d’aliments interdits, aussi calorique/sucré/gras/dénués d’intérêt nutritionnel soit-il. De la même façon que le principe des aliments « à volonté » est un non-sens et incite à se remplir sans plaisir.

Mais revenons-en à nos moutons (enfin, à nos lapins) : le chocolat.

Victime de bien des « on dit » en diététique, aussi positifs que négatifs, commençons par un vrai/faux :

-          Le chocolat c’est calorique et gras et sucré et quand on veut maigrir il vaut mieux l’éviter :

Vrai mais faux : certes le chocolat est calorique, puisqu’il apporte en moyenne 550 calories (essentiellement issues du gras et du sucre) aux 100g (tablette fine), soit environ ¼ des besoins caloriques moyens d’une femme de 30 ans moyennement active.
Mais aucune raison néanmoins de le diaboliser et encore moins de le supprimer pour perdre du poids (ou ne pas en prendre).

-          Le chocolat donne des boutons :

Faux : plusieurs études ont été menées dans ce sens, et il n’y aurait aucun lien direct entre la consommation de chocolat et l’apparition de boutons.

-          Le chocolat est un stimulant cérébral :

Vrai ! Des études récentes montrent que la consommation de cacao chez des étudiants, activent certains centres nerveux impliqués dans l’attention. (Je crois que je vais reprendre mes études pour fêter ça moi !)
 
-          Le chocolat a des effets antidépresseurs :

Faux : J’en suis la premières navrées mais il semblerait que cette croyance soit utopique.
Si on peut bien prêter des vertus réconfortantes au chocolat, du fait de son goût sucré (rappelle le lait maternel ou maternisé, premiers souvenirs gustatifs et réconfortants) , si il contient effectivement du magnésium (relaxant), de la phényléthylamine (antidépressive) et des composés xanthiques (supposés donner un coup de fouet) … ils sont tous en quantité trop faible pour avoir une véritable action chimique.

-          Le chocolat est bon pour le cœur :

Vrai ! (pour le noir et riche en cacao uniquement)
Excellente source de flavanols, antioxydants reconnus : la consommation quotidienne d’un carré de chocolat noir aurait de réels effets cardio-protecteurs. Alléluia.

-          Le chocolat est bon pour freiner le déclin cognitif (traduire : pas devenir gaga trop vite) :

Vrai ! Toujours grâce aux sympathiques flavanols présents dans le cacao.

-          Le chocolat permettrait de freiner le vieillissement des cellules :

Encore vrai, et toujours grâce à son exceptionnelle teneur en flavonoïdes, anti-inflammatoire reconnu.  
                                      
Avec tout ça, Pâques devrait être reconnue fête d’utilité publique et les œufs (noirs seulement par contre) remboursés par la sécu non ?

Pour résumer :

-          Le chocolat fait partie des aliments à forte densité calorique (= beaucoup de calories dans un faible volume)

MAIS

-          C’est bon pour les papilles et pour la santé.

La solution :

On modère ! (désolée pour ceux qui attendaient une solution miracle sortie d’un chapeau de magicien du genre « tadaaaa : si vous en mangez précisément 125 g entre minuit et minuit 10 il ne sera pas stocké ! »)

On mange le chocolat en « pleine conscience » : on attend d’en avoir vraiment envie et d’avoir faim, et on le savoure tous sens en éveil, en faisant durer le plaisir.
Le noir n’est pas moins calorique que les autres, donc pour les aficionados du blanc ou du fourré, inutile de choisir du 80% de cacao et de le manger sans plaisir.
L’avantage du noir, hormis le fait qu’il soit riche en cacao avec tous les atouts santé cités ci-dessus, est aussi qu’il est plus fort en goût et plus satiétogène. Du coup, on se satisfait plus rapidement qu’avec du lait ou du blanc ou du fourré (que celui qui fait une orgie de chocolat noir à 85% me fasse signe).

C’est quoi une quantité raisonnable ?

Pour tous ceux qui ont du mal à écouter leurs besoins et à s’arrêter avant la fin de la tablette (ou de l’œuf King Size) voilà quelques repères : en théorie, les produits sucrés doivent apporter idéalement 10% des calories totales de la journée. Si on reprend mon exemple de la femme de 30 ans modérément active, dont les besoins avoisinent les 2000 calories, ça donne 200 calories de chocolat à savoir l’équivalent de 40 g (= 4 carrés) par jour.
Sachant, une fois encore, que l’équilibre ne se fait pas sur la journée, mais vraisemblablement sur la semaine voire sur le mois, donc vous pouvez aussi vous payer le luxe d’une tablette d’un coup si vous avez fait ceinture de sucre pendant 4 jours. (Attention : ce calcul implique que le chocolat soit la seule source de sucre de la journée, donc pas de confitures le matin, de sucre dans le café, de crème dessert à la fin du repas …).

Mon conseil reste le même : avoir des notions quantitatives « conseillées » peut être un bon repère, mais il ne faut pas que vous vous focalisiez sur des quantités à « respecter » à ne « pas dépasser » quitte à manger en automate « parce que vous y avez droit » mais sans vrai plaisir.

Sur ces bons conseils, je vous souhaite un bon weekend !

Photo 1 : Cadeau d'une patiente bien intentionnée


Photo 2 ; Choco-champagne, what else?



Monday, 14 March 2016

Bientôt le printemps? Faisons le ménage dans nos assiettes!




Bonjour à tous, et sorry about cette longue absence due à un ensemble de facteurs cumulés et totalement indépendants de ma volonté (ou presque) : petit road trip en amoureux/grippe/pic de travail/flemme ... mais me voilà de retour, et avec un invité de choix : le soleil!

Oui parce que pendant que je couvais quelques microbes hostiles ce weekend, le soleil s'est enfin décider à percer la grisitude du ciel parisien, ce qui n'était pas une mince affaire.
J'ai donc pu voir ses rayons briller depuis mon lit, à défaut de balade au bois de Vincennes et de running dominicaux sur la coulée verte. Mais comme j'essaye de voir la bouteille à moitié pleine, je me dis que cette grippounette m'aura au moins permis de me reposer de mon éprouvante petite semaine à Barcelone, qui est un peu la ville de la fiesta, ne l'oublions pas.


Me voilà donc, reposée et en pleine forme, pour vous parler de l'arrivée imminente de ma deuxième saison préférée (après l'été), j'ai nommé : le printemps!

Il rime avec rangement et ... régimes miracles! Oui oui, il n'y a pas que les fleurs et les arbres qui bourgeonnent au printemps, il y a aussi la presse minceur et les régimes toujours plus miraculeux et plein de promesses de perte de poids facile et éternelle (à ce train là on se demande bien pourquoi le surpoids n'a pas été totalement éradiqué de la planète, mais c'est un autre débat).

Et comme vous commencez à le savoir, "régime" associé à "miracle" ne font pas partis de mon vocabulaire, alors je vous propose 5 mantras printaniers, simples et sans prétention, pour faire le ménage dans nos menus.

C'est parti !

1/ On mise sur la simplicité :
Exit les plats cuisinés, mijotés, gratinés … retour aux plats de saison, simples et frais pour retrouver le goût authentique des aliments et profiter de tous leurs intérêts nutritionnels !
A nous les viandes grillées, les poissons crus ou cuits en papillote, les légumes braisés  ou juste pochés al dente, les fruits frais, les céréales complètes cuites à la créole, les légumes à la croque au sel, les herbes fraîches … 
La nouveauté 2016? Le Buddha bowl : grand bol réunissant astucieusement crudités/cuidités/céréales et/ou légumineuses/protéines/graines oléagineuses. Ne nous leurrons pas, c'est assez proche de la grosse salade composée, mais l'idée de respecter une dose de chaque groupe et de faire tenir le tout dans un bol (= présentation colorée et attractive assurée) est pour le moins originale.

2/ On remet les crudités à l’honneur 
Après le temps des soupes, ce sont les salades de crudités variées qui nous font de l’œil, alors on en profite !
Elles ont la bonne idée d'apporter pléthore de vitamines, d’oligo-éléments et de minéraux, entièrement préservés par l’absence de cuisson. Par ailleurs, leur croquant et leur teneur en fibres permettent d’apaiser notre faim pour que nous abordions le plat principal sereinement. 
J'ai personnellement testé (après tout le monde oui je SAIS) le chou Kale la semaine dernière et verdict ; sous ses airs hostiles (il est plutôt vert foncé, rugueux et très frisé), une fois attendris et bien assaisonné (je trouve qu'il se marie particulièrement bien avec l'huile de sésame) c'est un régal! Je crois que j'ai trouvé ma nouvelle salade, pour changer un peu de la roquette et des pousses d'épinards.

délicieuse salade from Barça


3/ Le grand retour des grillades 
Le soleil pointe son nez et nous donne systématiquement des envies de viandes grillées, synonymes de barbecue et de plancha (de vacances quoi). Je ne vous l'apprends pas, la grillade est l’alliée minceur de nos repas, puisqu'elle permet de cuire sans (ou presque) de gras, ce qui nous permet d'en rajouter un peu après cuisson (toujours mieux pour la santé), et ainsi d'utiliser des huiles thermo-sensibles mais très goûteuses, telles que les huiles de noix, de noisette ou de sésame. L'avantage indéniable de ces huiles est qu'elles parfument une assiette avec quelques gouttes seulement (=économie calorique assurée). 

La viande n’est d’ailleurs pas le seul candidat à la grillade : les poissons et même les légumes s’y prêtent très bien aussi.

4/ Les papillotes ont la côte  
Une autre façon de cuire simplement viande, poisson, légumes et pommes de terre, tout en préservant leurs qualités nutritionnelles : les papillotes.
Un mode de cuisson ludique et simple, une jolie présentation : la papillote a tout pour plaire.
En aluminium,  papier sulfurisé, feuille de bananiers pour les plus aventureux, la papillote nous permet d’utiliser un minimum de matière grasse pour un maximum de saveurs (pas de "fuite" des particules aromatiques, emprisonnées dans la papillote).
Et tant qu'on est dans la papillote, n'oublions pas les rouleaux de printemps (qui portent bien leur nom) : papillotes de feuille de riz, qui peuvent être garnies selon envies et inspiration, de crudités/crevette/poulet/vermicelles/avocat, oléagineux, coriandre, menthe ... un de mes must printemps/été. 


5/ Les fruits de saison, vedettes de nos desserts 
Si vous êtes comme moi, vous avez besoin de finir vos repas sur une note sucrée ... quitte, selon les choix, à en faire grimper dangereusement le niveau calorique. Le printemps nous sauve en apportant son lot de fruits de saison  qui prendront avantageusement la place des pâtisseries et autres desserts riches qui réconfortaient nos longues soirées d’hiver…



Et voilà, quelques astuces ni-vues-ni-connues pour un printemps léger, tout en faisant la nique aux nouveaux régimes miracles, na!

Arc de triomphe Barcelonais


Tuesday, 1 March 2016

Liebster Award



Bueno

Point de diététique aujourd'hui, puisque j'ai été taguée par Carole, du très chouette blog Cuisiner en Paix pour le Liebster Award.

Le principe?

Une blogueuse nous invite à partager 11 anecdotes nous concernant, à répondre à 11 questions qu’elle nous pose, à poser nous-même 11 questions et à inviter 11 blogs à répondre à nos questions. L’objectif étant de faire connaître de nouveaux blogs.

Voici donc 11 choses (passionnantes) que j'ai (difficilement) trouvées à dire sur moi :

-  Je suis du matin : je me réveille tôt et je suis toujours de bonne humeur au saut du lit (après ça peut se gâter).

-  Plus les années passent, moins j’aime l’hiver. Je crois que je vais finir ma vie sous les tropiques.

-  Je suis une grande fan des Beatles, c’est ma musique « doudou » que j’écoute quand j’ai un coup de blues.

-  J’adore manger devant la télé (je SAIS)

-  Je suis une "culpabiliseuse" née, ça me gâche un peu la vie : tout et tout le monde me fait culpabiliser (mention spéciale pour mes enfants). Je culpabilise de mal faire, de trop faire ou de trop peu faire … bref, pas de répit (mais j’y travaille)

- Je ne supporte pas qu’on me coupe la parole, c’est limite pathologique (je crois que c’est le résidu de mes 4 frangins qui ne me laissaient pas en placer une quand j’étais petite)

- J’ai un peu la bougeotte et je me sens mal quand je passe une journée sans faire de sport.

- J’ai mon permis de conduire depuis 16 ans mais ne conduis jamais, du coup … je ne sais plus conduire (oui c’est ballot).

- Je suis fan de Sophie Marceau, je veux dire VRAIMENT fan. (je crois que si une femme devait me faire virer de bord ce serait elle)

- Niveau alimentation, j’aime à peu près tout sauf les tripes. Ça ne passe pas et ce n’est pas faute d’avoir essayé.

- Je suis en analyse depuis maintenant presque 10 ans, et j’ai du mal à me résoudre à quitter mon psy (transfère quand tu nous tiens)

Mes réponses aux questions de Carole :

-  Qui se cache derrière votre blog ?
Moi :) 

-  Quelles sont les belles rencontres que vous avez pu faire grâce au blog ?
Mon blog est encore tout jeune, mais je suis surprise de voir que des gens (qui ne sont ni ma famille, ni mes amis, ni des gens que j’ai soudoyés) s’y intéressent et ça fait chaud au cœur.

- Que faites-vous pour préserver notre planète ? (vous avez le droit de dire rien, être sincère c’est bien)
Je coupe l’eau quand je me lave les dents, mais aussi dans ma douche quand je me savonne et shampouine (même quand il fait froid). Sinon je trie mes déchets bien sûr, et je recycle mes vêtements.

- Que vous interdisez-vous de dire ou de faire sur votre blog ?
Pour l’instant pas grand-chose. Si un jour je devais être sollicitée pour un billet sponso auquel je ne « crois » pas, je le refuserais bien sûr.

- Vous êtes heureux ?
Oui, et j’y travaille !

- Si vous n’avez pas envie de cuisiner, vous mangez quoi ?
Des sushis !

- Vos proches connaissent-ils l’existence de votre blog ?
Oui, tous (je ne suis pas très secrète comme fille).

- Avez-vous une anecdote liée au blog ?
Une lectrice s’est rendue compte par hasard qu’elle était au collège avec mon mari.

- Avez-vous une recette qui se prépare en quelques minutes et que tout le monde adore ?
Ma tarte fine courgette/parmesan/pignons : prête en 10 minutes et qui ne récolte que des compliments.

- Qu’est ce qui est important pour vous ?
La famille, l’amour, l’amitié … bref, les liens humains.

- Quel talent aimeriez-vous avoir ?
Savoir dessiner comme Margaux Motin

Les 11 nouvelles questions pour les blogs que j'ai tagué :

- Si c’était à refaire aujourd’hui, appellerais-tu ton blog autrement ?

- Si tu devais manger avec quelqu’un de célèbre ou non, mort ou vivant, qui serait-ce ?

- Quel est ton plus gros défaut?

- Quel est le défaut que tu aimes le moins chez les autres ?

- Comment tu gères ton temps entre le blog, ton métier et ta vie personnelle/familiale ?

- Quel est ton film préféré ?

- Quel est ton remède en cas de coup de blues ?

- Quel est ton futur grand projet ou grand rêve ?

- Si tu pouvais vivre n’importe où dans le monde, où irais-tu ?

- As-tu une/des manies ? (et lesquelles bien sûr !)

- As-tu une citation, un mantra, qui t’aide à avancer dans la vie ?



Je dois théoriquement taguer 11 blog (c’est beaucoup), mais ne vais en taguer que 7 et je précise qu’ils ne doivent pas se sentir obligés de participer, qu’ils le fassent uniquement si c’est un plaisir !

-              Lasemaine d’une gourmette 
-              Thank’s god I run 
-              L’effrontée 
-              Ettoujours Mélisse 
-              Blondeparesseuse 
-              Belle’mam 
-              Be frenchie 


J'ai hâte de découvrir les réponses de celles qui se prêteront au jeu !